Je me rappelle de la première année de chacun de mes enfants, cette étrange période où les journées paraissent infinies et les années beaucoup trop courtes.
Cette période où l’on ne comprend pas toujours pourquoi son bébé pleure alors qu’il est propre, nourri, bercé.
Et puis un jour, ce petit être qui rampait à peine devient une véritable machine en turbo avec cette faim insatiable de découvrir le monde, d’apprendre, de toucher à tout.
Alors non, mon blog n’est pas mon bébé… mais c’est un peu pareil.
Surtout ce moment où ils apprennent à marcher, tombent mille fois… et se relèvent 1001 fois.
Cela résume parfaitement la création d’un projet comme ce blog :
tomber – se relever – essayer – apprendre…
Incroyable comme le temps passe vite : “Une pause pour moi” fête déjà ses un an.
En créant ce blog, je ne voulais pas simplement lancer un autre site de développement personnel qui vous explique quoi faire comme un énième bouquin de self-help.
Mon vœu était surtout de vous inviter à être plus doux avec vous-mêmes. À comprendre qu’être humain dans ce monde, c’est compliqué. Que l’on se perd vite dans des rôles, sous des masques que l’on porte depuis trop longtemps, dans des attentes qui ne sont parfois même pas les nôtres ou dans nos interminables to do lists.
Faire de soi sa plus belle histoire
En théorie, cela devrait paraître évident que nous devrions faire de nous une priorité.
Mais dans la réalité… c’est bien plus compliqué.
Et pourquoi ?
C’est une question que je me pose constamment.
Pourquoi ne nous apprend-on pas dès l’enfance à prendre soin de notre corps, de notre mental et de nos émotions ?
Car l’un dépend profondément de l’autre.
Quand on mange mal — et j’en sais quelque chose — tout devient plus difficile. On se sent fatigué, on a des pics de glycémie, on est au ralenti, on n’a envie de rien et on tombe vite dans une spirale infernale.
Cela joue aussi énormément sur notre mental. Et honnêtement, c’est quelque chose qu’on aurait dû apprendre très tôt :
“Quand tu manges ça, cela agit comme ça sur ton organisme.”
Savoir par exemple que certains aliments peuvent influencer notre énergie, notre concentration ou notre santé à long terme, c’est essentiel. Mais aujourd’hui, toutes ces informations arrivent en masse : alimentation anti-inflammatoire, IG bas, compléments alimentaires… et beaucoup finissent par se sentir complètement perdus.
Le problème avec notre rapport au bien-être
C’est pareil pour l’activité physique.
Quand je vois à quel point certains cours d’EPS sont subis, je me dis qu’on a raté quelque chose. Peut-être que si nous avions appris dès l’enfance à voir le mouvement comme quelque chose de positif et non comme une punition, il n’y aurait pas autant de difficultés autour de la santé aujourd’hui.
C’est ce que j’essaye de faire depuis plusieurs mois : intégrer une activité physique régulière… mais surtout fun.
Parce qu’honnêtement, marcher 30 minutes sur un tapis, ce n’est pas ce qu’il y a de plus excitant.
Mais accompagner ça d’un épisode de série ? Là, bizarrement, ça passe beaucoup mieux.
Mais au fond, le vrai sujet va encore plus loin.
Car même un être humain qui médite, mange sainement et fait ses quatre séances de sport par semaine peut ressentir un immense vide si son quotidien n’est composé que de :
“Je dois faire…”
Retrouver son enfant intérieur
Faire de sa vie sa plus belle histoire, c’est aussi renouer avec son enfant intérieur.
Et c’est compliqué pour beaucoup d’entre nous qui sommes parfois fâchés avec notre “mini nous”.
Pourquoi autant de personnes ont-elles du mal avec les enfants ?
Pourquoi certains préfèrent-ils largement les animaux ? Et encore une fois : c’est OK.
Mais parfois, je me demande si ce rejet ne vient pas aussi de quelque chose de plus profond.
Qui vouliez-vous être quand vous étiez enfant ?
Quels étaient vos rêves ?
Pourquoi les avez-vous rangés sous le tapis ou repoussés à “un jour peut-être” ?
En ce qui me concerne, cela a toujours été l’écriture.
C’est ce que je fais aujourd’hui avec ce blog, mais j’aime me challenger. Alors je suis allée encore plus au cœur de mon rêve : écrire mon premier livre.
Et honnêtement ?
Le simple fait d’écrire cette phrase me paraît encore un peu irréel.
(J’en suis déjà au chapitre 9 sur 25 prévus.)
N’hésitez pas à me dire en commentaire quel est votre rêve.
Même le plus fou.
Même celui que vous n’osez dire à personne.
“Il est trop tard” : la plus grande illusion
Et là, vous allez me dire :
“C’est trop tard.”
“Je suis trop vieux.”
“J’aurais dû commencer plus tôt.”
Que neni !
Le seul moment où vous ne pourrez plus vous réaliser… c’est probablement celui où vous ne pourrez plus lire cet article.
En ce moment, je lis le livre Il n’est jamais trop tard pour éclore – carnet d’une late bloomer de Catherine Taret, et il est rempli d’exemples de personnes qui ont éclos après 40, 54, 60 ou même 81 ans.
Le vrai problème, c’est que nous sommes extrêmement forts pour nous trouver des excuses et rester dans une zone de confort qui finit par nous donner la sciatique.
Parce qu’oser réaliser ses rêves demande du courage.
Cela demande de ne pas laisser les pensées étriquées des autres définir notre réalité. Cela demande parfois aussi de faire des deuils, de mettre fin à certaines relations amoureuses, amicales ou familiales lorsqu’elles nous font du mal et que nous décidons enfin de nous choisir nous-mêmes.
Le bonheur n’est pas toujours spectaculaire
Faire de sa vie sa plus belle histoire ne garantit pas un bonheur infini.
Mais peut-être que cela nous apprend à reconnaître les petits moments de bonheur dans notre quotidien. À les savourer davantage.
Avoir le courage de s’aimer, de s’accepter et de prendre soin de soi.
Et puis faire ce petit truc crazy qu’on a toujours voulu tenter :
- ce cours de théâtre,
- cette trompette qu’on écoute à travers nos artistes préférés,
- cette activité qui nous intrigue depuis des années.
Il n’y a pas de petits rêves.
Il n’y a pas de compétition.
Il y a juste vous, votre unicité, vos besoins et votre propre définition du bonheur.
Comme moi lorsque je passe un dimanche après-midi plongée dans un livre.
D’ailleurs, je vais vous parler de celui d’hier.
Il raconte l’histoire d’une femme qui, à chaque catastrophe, se répète une petite phrase d’encouragement :
“Une journée qui commence mal ne peut que s’améliorer.”
Et puis… c’est une sorcière.
Pas la plus douée, mais une sorcière avec une belle éthique : pas de magie interdite.
Son rêve finit par se réaliser lorsque la société secrète du paranormal lui confie un salon de thé. Mais évidemment, rien ne se passe comme prévu… à commencer par ce cadavre retrouvé dans sa baignoire.
Le livre s’intitule Magie et mésaventures : petits pépins et autres sorcelleries d’Isa Medina.
Ce que cette première année de blogging m’a appris
Cette année m’a apporté beaucoup plus que ce que j’imaginais.
De la confiance en moi.
En mon écriture.
En mes idées.
Les commentaires sous mes articles, cette impression de parfois faire du bien aux autres, ce sentiment de se dire :
“Les gars… on est ensemble.”
Avec nos défauts et nos qualités.
Parce que la vie n’est pas manichéenne. Elle ressemble davantage à une immense palette de couleurs qu’à quelque chose de noir ou blanc.
Ce blog m’a aussi appris la patience.
Car la traversée du désert fut longue avant d’obtenir une certaine régularité dans mes visites. Et honnêtement ? Il y a encore énormément de choses à construire.
Ce qui m’a surprise aussi, c’est la pudeur de beaucoup de lecteurs qui n’osent pas laisser de commentaires.
J’ai eu cette discussion avec une autre blogueuse : les gens osent parfois moins commenter un blog que les réseaux sociaux. Alors qu’ici, il n’y a pas de jugement entre nous.
Show me your love or your discontent.
Montrez-moi votre amour… ou votre mécontentement !
Il y a également eu énormément de doutes. Des moments où j’ai voulu tout arrêter, surtout parce qu’en parallèle je vivais un changement de vie assez cataclysmique.
Mais bon… vous le savez désormais : votre hôte est une éternelle optimiste. Et le soleil finit toujours par se lever.
Une année pour me rapprocher de moi-même
Je ne dirais pas seulement que cette année de blogging m’a fait grandir.
Je dirais surtout qu’elle m’a permis de me rapprocher de celle que j’ai toujours voulu être.
Chaque article a aussi été une invitation à l’introspection. Une invitation à faire du ménage dans ma vie, dans ma tête, dans mes blessures… et à essayer doucement de me retrouver.
Alors oui, je vais encore vous bassiner avec ça :
osez.
Osez réaliser vos rêves, quels qu’ils soient.
Et maintenant, j’aimerais simplement vous remercier de me lire.
Peut-être est-ce la première fois que vous tombez sur cet article. Peut-être que vous êtes là depuis plusieurs mois.
Dans tous les cas : merci de soutenir ce projet.
Et n’hésitez pas à me laisser un commentaire sous cet article.
Cela m’aide énormément à grandir et à savoir ce que vous pensez du blog.

Amoureuse des instants simples, Valérie partage une autre manière de vivre : plus douce, plus consciente, plus libre.À travers son blog Une pause pour moi et son podcast Une pause pour exister, elle t’invite à ralentir, à respirer, et à retrouver l’essentiel au fil de ton propre rythme.Son mantra : « Prendre le temps, c’est prendre soin de soi.


Laisser un commentaire