Il y a des jours comme aujourd’hui où tu ne vois pas le bout du tunnel.
Tu as l’impression de t’enfoncer encore et encore, alors que tu n’arrêtes pas. Tu avances, tu fais, tu donnes… et pourtant rien ne semble vraiment porter ses fruits.
On t’a appris que travailler dur, ça paie.
Spoiler alert : c’est un peu plus compliqué que ça.
On t’a appris que si tu donnes le meilleur de toi dans une relation, si tu respectes l’autre, alors tu recevras la même chose en retour.
Spoiler alert : il n’y a aucune garantie.
On t’a parlé d’éducation bienveillante, tu as lu, appris, respiré, déconstruit les vieux démons hérités de tes parents. Ton enfant n’a même pas encore commencé son adolescence, et toi, tu es déjà devenu·e expert·e en respiration et en gestion de conflits.
Spoiler alert : ce n’est que le début.
Bref.
Il n’est même pas 10h du matin et tu as l’impression d’être levé·e depuis trois jours.
Tu te demandes sérieusement pourquoi tu n’es pas resté·e au lit.
C’est exactement dans ces moments de bad mood ( oui, l’anglicisme, mais on est en 2026) qu’il faut se donner du love.
Du vrai. Pas celui des citations Pinterest.
Quand le moral n’est pas là, on adorerait que quelqu’un prenne soin de nous.
Un numéro d’urgence bad mood.
Une équipe façon Queer Eye qui débarque : quelqu’un fait à manger, quelqu’un te coupe les cheveux, quelqu’un redécore entièrement ta maison (soyons honnêtes, rien que celui-là, ça me va), et quelqu’un t’aide à mettre des mots sur ce qui fait mal.
Désolé·e… Netflix n’a pas le budget.
Par contre, on peut choisir d’être notre Héros.
Décider que cette baisse de moral n’est pas une fatalité.
Et nous donner du self-love, de l’amour de soi de manière inconditionnelle.
Je vais donc te proposer 7 manières de te donner du self-love, pas pour devenir une meilleure version de toi-même, mais pour ne pas t’abandonner quand ça va mal.
Self-love : s’apprécier, s’honorer, se féliciter
Quand on parle de self-love, on pense souvent à des gestes extérieurs : prendre soin de son corps, ralentir, respirer, mieux manger. Mais le premier endroit où tout se joue, c’est à l’intérieur. S’apprécier, s’honorer, se féliciter, surtout quand le moral est bas, est probablement la chose la plus difficile… et la plus nécessaire.
Quand je pense au self-love, je pense aux bébés qu’on place devant un miroir. Ils sourient, ils embrassent leur reflet. C’est innocent, spontané, évident. Un bébé entouré d’amour n’a aucun doute sur le fait qu’il mérite d’être aimé. Il ne se demande pas s’il a fait assez, s’il a bien agi, s’il mérite de l’attention.
Notre travail d’adulte commence peut-être là : réapprendre que nous méritons d’être aimés, sans condition. Se féliciter non pas pour les résultats visibles, mais pour l’effort, la persévérance, le simple fait de continuer quand tout est lourd. S’honorer, c’est reconnaître que tenir debout dans certaines périodes demande déjà énormément de courage.
Parce qu’il n’y a pas de juge plus cruel que notre propre cerveau. Grand expert en scénarios catastrophes. Son rôle n’est pas de nous rendre heureux, mais de nous maintenir en vie. Pour ça, il active l’hypervigilance, joue avec le cortisol, nous pousse à douter de nous-mêmes. Apprendre à s’apprécier malgré ce bruit intérieur, ce n’est pas de la naïveté : c’est un acte de résistance douce.
Pourquoi ton cerveau devient si dur avec toi en bad mood
Spoiler : ce n’est pas un défaut de caractère. C’est un mode “survie”.
Quand tu es en bad mood, ton cerveau ne cherche pas à te rendre heureux·se. Il cherche à te protéger. Il scanne le danger, anticipe le pire, et se met en mode hypervigilance. Résultat : tes pensées deviennent plus négatives, plus rapides, plus tranchantes. Ce n’est pas “la vérité” sur toi. C’est un filtre de sécurité.
Dans ce mode-là, ton corps peut aussi envoyer des signaux forts : respiration courte, tensions, boule au ventre, fatigue, irritabilité… et ton cerveau interprète ces sensations comme une preuve que “quelque chose ne va pas”. Il adore les scénarios catastrophe. C’est son vieux réflexe : mieux vaut dramatiser que rater un danger.
La bonne nouvelle ? Tu peux lui répondre avec des gestes simples : respirer, bouger doucement, te reposer, te parler avec plus de douceur. Pas pour “tout régler”, mais pour lui envoyer un message clair : merci, mais on n’est pas en danger là tout de suite.
Self-love en respirant
Et non, ce n’est pas un truc de zinzin zen.
La respiration, c’est notre meilleur game changer. Un levier immédiat quand le moral est en berne, que le corps est tendu et que l’esprit rumine en boucle.
Sans respirer, tu ne vis pas.
C’est aussi simple que ça.
Quand tout semble nous échapper, le hack, ce n’est pas de “penser positif”, mais d’apprendre à moduler sa respiration. Respirer autrement permet d’abaisser le cortisol, l’hormone du stress, et de reprendre une forme de contrôle doux dans un moment où l’on se sent dépassé·e. Le corps reçoit alors un message clair : le danger n’est pas immédiat.
La modulation de la respiration apaise le système nerveux. Elle empêche la spirale anxieuse de s’emballer davantage. Même si les problèmes sont toujours là, le corps, lui, commence à se détendre. Et quand le corps se calme, l’esprit suit — parfois à petits pas, mais suffisamment pour respirer à nouveau.
Enfin, apprendre à respirer autrement aide à clarifier l’état intérieur. Le bad mood n’est pas toujours une tristesse profonde. Il peut être un mélange de fatigue, de surcharge mentale, de tensions hormonales ou émotionnelles. En calmant le système nerveux, la respiration crée un espace. Les pensées deviennent moins agressives, les émotions plus lisibles, et il devient possible de se parler avec un peu plus de bienveillance, au lieu de se juger sans relâche.
Le tuto que j’utilise quand ça déborde
👉🏽 https://www.youtube.com/watch?v=MepDpceB-28
Je l’utilise quand le mental s’emballe et que j’ai besoin de redescendre.
Les bienfaits concrets observés
- Diminution rapide de l’anxiété et des ruminations
- Amélioration du sommeil et de l’endormissement
- Baisse des tensions physiques (nuque, ventre, mâchoire)
- Meilleure régulation émotionnelle, notamment en période hormonale sensible
- Sentiment de sécurité intérieure, même quand la situation extérieure ne change pas
Respirer ne va pas régler ta vie. (ni la mienne mais nous permettre de continuer à oxygéner notre corps)
Mais dans les moments de bad mood, ça peut suffire à ne pas t’enfoncer davantage. À redescendre d’un cran. À te rappeler que ton corps est encore un allié, même quand ta tête te lâche.
Le self love commence souvent là : par un geste simple, accessible, que tu peux faire seul·e, sans matériel, sans y croire à 100 %. Juste pour te soutenir dans l’instant.
Dans les prochains articles, je te partagerai d’autres manières de te donner du self-love quand ça va mal : se redresser par le corps, se nourrir avec douceur, bouger sans se punir, se reposer autrement, se réfugier dans la création ou encore trouver une oreille attentive quand porter seul devient trop lourd.
Si tu as envie, tu peux me dire ce qui t’aide, toi, quand le moral chute. Pas pour donner des conseils, juste pour partager.
Parce que ces moments-là, on est nombreux à les traverser. Et parfois, savoir qu’on n’est pas seul·e change déjà beaucoup.
FAQ – Self love en respirant
Des réponses courtes, utiles et rassurantes quand le moral fait des siennes.
Pourquoi la respiration aide quand je suis en bad mood ?
Parce qu’elle parle directement au système nerveux. En ralentissant la respiration, ton corps comprend qu’il peut sortir du mode “alerte”. Les tensions diminuent, le mental s’emballe moins, et tu récupères un peu d’espace intérieur.
Combien de temps faut-il pour sentir un effet ?
Souvent, 2 à 5 minutes suffisent pour ressentir un apaisement. Le but n’est pas de tout régler, mais de redescendre d’un cran. Petit effet, gros soulagement.
Et si je n’arrive pas à me concentrer sur ma respiration ?
C’est normal. Quand le mental rumine, on ne “réussit” pas la respiration : on s’y accroche. Une vidéo guidée, compter les cycles, ou poser une main sur le ventre peuvent aider. Objectif : revenir au corps, pas faire parfait.
La cohérence cardiaque, c’est obligatoire ?
Non. C’est un outil parmi d’autres. Si un rythme te stresse, adapte : plus lent, plus court, ou sans chrono. Le self love, c’est aussi respecter ton fonctionnement au lieu de te forcer.
Je la fais quand : matin, soir, crise, règles… ?
Quand tu en as besoin. Le matin pour démarrer plus doux, en journée quand ça monte, le soir pour préparer le sommeil. En période hormonale sensible, ça peut être particulièrement utile : ton corps a besoin de sécurité.
Quand est-ce que je devrais demander de l’aide ?
Si l’anxiété devient trop envahissante, si tu te sens dépassé·e, si ça dure, ou si tu as l’impression de porter trop seul·e. Un professionnel peut aider sans que tu aies à “étaler ta vie” : juste un cadre sûr et des outils adaptés.
Mini rappel self love : tu n’as pas besoin d’aller bien pour commencer. Tu as juste besoin d’un endroit où respirer.

Amoureuse des instants simples, Valérie partage une autre manière de vivre : plus douce, plus consciente, plus libre.À travers son blog Une pause pour moi et son podcast Une pause pour exister, elle t’invite à ralentir, à respirer, et à retrouver l’essentiel au fil de ton propre rythme.Son mantra : « Prendre le temps, c’est prendre soin de soi.


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