Je me souviens très bien de la première fois où j’ai entendu parler des power poses.
C’était dans Grey’s Anatomy, dans une scène où Amelia Shepherd se met en posture de super-héroïne avant une opération qui semblait impossible. À ce moment-là, ça m’a fait sourire. Un peu cliché, non ?
Et puis un jour, j’ai essayé.
Pas parce que j’y croyais dur comme fer. Mais parce que, quand le moral est bas, on prend ce qui reste.
Les power poses, ce sont ces postures où le corps prend de l’espace : les mains sur les hanches façon Wonder Woman, les bras levés en V, ou simplement se tenir droit·e, poitrine ouverte, pieds bien ancrés. Rien de spectaculaire. Juste un corps qui cesse de se refermer.
Quand le moral chute, le corps parle avant la tête.
Épaules rentrées, dos voûté, regard vers le sol. Sans même s’en rendre compte, on se rapetisse. Et le cerveau interprète ça comme un signal de danger. Il enclenche alors son mode préféré : douter, critiquer, dramatiser.
Les power poses font exactement l’inverse.
Elles court-circuitent le mental. Tu ne te dis pas « je vais mieux ». Tu te redresses. Et le message envoyé au cerveau est simple : je suis encore là. Même si, à l’intérieur, tout vacille.
Ce que j’aime avec les power poses, c’est qu’elles ne demandent ni motivation, ni énergie, ni foi particulière. Tu peux te sentir fatiguée, à côté de la plaque, pas à la hauteur… et quand même te tenir droite une minute. Le corps ouvre un espace que la tête n’arrivait plus à trouver.
Non, ça ne règle pas tout.
Mais parfois, ça suffit à ne pas s’écraser davantage. À reprendre un peu de place. À passer du figement à quelque chose de légèrement plus solide.
Dans les jours de bad mood, se redresser est déjà une forme de self-love.
Pas pour devenir invincible.
Juste pour ne pas disparaître.
Quelles power poses faire?
La posture “mains sur les hanches” (team Wonder Woman) : debout, pieds bien posés, mains sur les hanches, épaules basses, poitrine ouverte. Simple, efficace, et franchement pratique quand tu as besoin de te sentir stable.
Les bras en V : debout, bras levés en V au-dessus de la tête, comme un mini “yes”. Tu peux garder le visage neutre si tu n’as pas l’énergie. Ce n’est pas une célébration, c’est une posture.
La posture “ancrage calme” (moins visible, ultra accessible) : debout, bras le long du corps, paumes légèrement tournées vers l’avant, menton parallèle au sol, colonne droite, comme si tu te redressais pour respirer mieux. C’est une power pose version discrète.
Durée : 30 secondes à 2 minutes. Tu peux faire ça avant un appel, avant de bosser sur un CV, ou quand tu sens que tu te replis.
Power pose : ce qu’on peut dire sans raconter n’importe quoi
Oui, il y a eu un buzz. Oui, la science a nuancé. Et oui, ça peut quand même t’aider.
1) Les effets “hormones” sont controversés. Les premières études ont beaucoup circulé, puis des réplications plus larges n’ont pas retrouvé d’effet clair sur le cortisol/testostérone.
2) Le ressenti, lui, est plus constant. Dans plusieurs travaux, prendre une posture expansive augmente le sentiment de puissance / d’assurance, même si ce n’est pas magique.
3) Ce qui marche le mieux : éviter les postures de repli (se tasser, se fermer), et utiliser la posture comme un “interrupteur corporel” pour respirer, se redresser, reprendre un peu de place.
Conclusion honnête : pense “petit boost subjectif”, pas “hack miracle”. Et parfois, en bad mood, un petit boost suffit.
Self love version réaliste : tu ne forces pas la confiance. Tu poses ton corps dans une posture qui te soutient.
Quand tu te dis “je ne suis pas à la hauteur”, ton corps l’a souvent déjà intégré.
La power pose te permet de reprendre de l’espace sans passer par la pensée.
Pas besoin de motivation. Pas besoin d’aller bien. Juste un geste.
Les bienfaits concrets des power poses
Adopter une power pose pendant 30 secondes à 2 minutes peut :
- augmenter le sentiment de confiance immédiat
- réduire la sensation d’impuissance
- aider à sortir d’un état de repli ou de figement
- améliorer la posture, la respiration, l’ancrage
- couper net une spirale d’auto-dévalorisation
Sur le plan scientifique, les effets hormonaux font débat, mais l’effet subjectif et corporel est bien réel, surtout en période de fatigue émotionnelle ou hormonale.
La power pose ne va pas te transformer en super-héroïne. Et c’est très bien comme ça. Son vrai pouvoir, c’est d’être simple : tu te redresses, tu reprends un peu de place, tu respires mieux. Quand le moral est bas, ce n’est pas rien. C’est même souvent le premier pas : arrêter de se fermer.
Si tu as envie de tester, fais-le sans pression : choisis une pose (mains sur les hanches, bras en V ou posture d’ancrage), tiens 60 secondes, et observe ce qui change dans ton corps. Pas besoin d’y croire. Juste de vérifier ce que ça te fait.
Et si tu veux continuer à te donner du self love quand ça déborde, je t’invite à lire aussi :
- Self love en respirant : pour calmer le mental quand il s’emballe
- Self love en pratiquant une activité physique : pour bouger sans te punir
- Self love en prenant soin de ton sommeil : parce qu’une nuit compliquée change tout
Si cet article t’a parlé, je serais ravie que tu me le dises en commentaire : est-ce que tu as déjà remarqué que ton corps se referme quand tu vas mal ? Et si tu as un “hack” qui t’aide dans ces moments-là, partage-le. Je suis sûre que ça fera du bien à quelqu’un qui passera par ici aujourd’hui.
FAQ – Self love & power pose
Questions fréquentes, réponses claires, zéro blabla.
C’est quoi exactement une power pose ?
Une posture ouverte et expansive (mains sur les hanches, bras en V, poitrine ouverte). L’idée est simple : arrêter de se refermer quand le moral est bas, et se redresser pour soutenir le corps.
Combien de temps je dois tenir la pose ?
Entre 30 secondes et 2 minutes. 60 secondes, c’est déjà très bien. Tu cherches un petit shift corporel, pas une performance.
Est-ce que ça “marche” vraiment ?
La science est nuancée : les effets biologiques (hormones) sont discutés, mais beaucoup de personnes ressentent un boost subjectif (ancrage, assurance). Pense “petit cran au-dessus”, pas “miracle”.
Je me sens ridicule, je fais comment ?
Prends la version discrète : debout, bras le long du corps, paumes légèrement ouvertes, poitrine dégagée. C’est une power pose “invisible”, mais ton corps comprend.
À quel moment l’utiliser ?
Avant une tâche qui te stresse (appel, mail, CV), avant de sortir, ou quand tu te sens en train de te ratatiner. C’est un interrupteur corporel rapide.
Quelle pose choisir si je débute ?
La plus simple : mains sur les hanches, pieds ancrés, épaules basses. Respire lentement pendant 5 cycles et observe ton corps.
Mini challenge self love : 60 secondes de power pose aujourd’hui. Juste pour te soutenir, pas pour te transformer.

Amoureuse des instants simples, Valérie partage une autre manière de vivre : plus douce, plus consciente, plus libre.À travers son blog Une pause pour moi et son podcast Une pause pour exister, elle t’invite à ralentir, à respirer, et à retrouver l’essentiel au fil de ton propre rythme.Son mantra : « Prendre le temps, c’est prendre soin de soi.


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