J’avoue que je suis le genre de personne qui n’aime pas être dans une énergie basse alors je m’occupe l’esprit ou en créant (si j’ai la force) ou profitant des créations des autres.
Quand le moral est bas, le self-love ne passe pas toujours par l’introspection ou le mouvement. Il passe aussi par ces activités simples qui réchauffent l’intérieur et offrent un refuge temporaire à l’esprit. Écouter de la musique, regarder un film réconfortant, dessiner ou peindre permet de se mettre à l’abri, sans avoir à expliquer ce que l’on ressent. Ce sont des bulles où l’on peut respirer sans se justifier.
La musique, en particulier, agit comme un régulateur émotionnel puissant. Elle accompagne les émotions sans les brusquer, aide à les traverser plutôt qu’à les étouffer. Un morceau peut apaiser, donner du courage ou simplement tenir compagnie quand les mots manquent. Regarder un film ou un drama joue un rôle similaire : s’immerger dans une histoire permet de mettre en pause ses propres ruminations, de ressentir par procuration, parfois même de pleurer ou sourire sans culpabilité.
Les activités créatives comme le dessin ou la peinture offrent quant à elles un espace d’expression silencieux. Elles permettent de déposer ce qui déborde sans chercher à faire “beau” ou “réussi”. Créer, même maladroitement, reconnecte à une part plus libre et plus intuitive de soi. Dans ces moments-là, le self-love consiste simplement à s’autoriser du plaisir, de la lenteur, et un peu de lumière dans une journée lourde.
Pourquoi le réconfort aide quand le mental est saturé
Et pourquoi ce n’est ni futile, ni une fuite.
Quand le moral est bas, le cerveau est souvent en surcharge émotionnelle. Il analyse trop, rumine, tente de résoudre ce qui ne peut pas l’être sur le moment. Résultat : fatigue mentale, tension intérieure et sentiment d’être coincé·e.
Les activités réconfortantes — musique, films, création — agissent comme des pauses neurologiques. Elles sollicitent d’autres zones du cerveau que celles impliquées dans la rumination et l’hypercontrôle.
En s’immergeant dans une musique, une histoire ou un geste créatif, le cerveau peut relâcher temporairement la vigilance. Le système nerveux se régule, le stress baisse, et les émotions deviennent plus supportables.
Ces moments n’effacent pas les difficultés, mais ils offrent un espace de sécurité. Et pour le cerveau, se sentir en sécurité, même brièvement, est essentiel pour éviter l’épuisement émotionnel.
Écouter de la musique
La musique agit directement sur le système émotionnel. Elle aide à réguler l’humeur, à apaiser le stress et à créer un sentiment de sécurité intérieure. Selon le rythme et la mélodie, elle peut calmer le système nerveux ou redonner de l’élan quand tout semble lourd. Écouter de la musique permet aussi de se sentir moins seul, accompagné, compris, même dans le silence. C’est un soutien invisible mais profondément réconfortant.
Mon chanteur feel good du moment c’est Bad Bunny!
Regarder un bon film ou un drama
S’immerger dans une histoire offre une pause mentale salvatrice. Regarder un film ou un drama permet de mettre à distance ses propres préoccupations, de sortir momentanément de la rumination et de laisser l’esprit se reposer. Les émotions vécues à travers les personnages aident parfois à libérer celles que l’on n’arrive pas à exprimer. C’est une forme d’évasion douce, qui ne demande aucun effort et qui peut redonner un peu de chaleur intérieure.
Actuellement, je regarde Mr Plankton et La Mission de Miss Hong.
Dans Mr Plankton, on suit un jeune homme orphelin qui apprend qu’il va bientôt mourir. Il décide alors de retrouver son père biologique, accompagné de son ex qu’il a kidnappée le jour de son mariage. Le point de départ est complètement improbable, et pourtant, la série parvient à toucher juste, entre humour noir, mélancolie et quête d’identité.
Dans La Mission de Miss Hong, on suit l’enquête d’une experte-comptable travaillant à la répression des fraudes, qui s’infiltre dans une société de trading. Ce que j’adore dans les séries coréennes, c’est leur capacité à embarquer le spectateur dans absolument n’importe quel sujet. Elles ont réussi à rendre la comptabilité captivante, et rien que pour ça, je dis respect.
Dessiner ou peindre
Les activités créatives sont un moyen puissant d’exprimer sans verbaliser. Dessiner ou peindre permet de déposer ses émotions autrement que par les mots, surtout quand ils manquent ou font mal. Le geste répétitif, les couleurs, la concentration légère favorisent l’apaisement et la présence à l’instant. Créer sans objectif de résultat renforce aussi l’estime de soi : on se donne le droit d’exister, tel que l’on est, sans jugement.
J’ai commencé une série de dessins autour de ce qui me prend la tête en ce moment.
Honnêtement, je suis plutôt du genre à fuir les conflits. Surtout quand l’interlocuteur n’est pas dans l’échange, mais dans le monologue. Quand il n’y a pas de place pour le dialogue, seulement pour sa vérité, posée comme une évidence.
Dans ces situations-là, je n’ai ni la force ni l’envie de me battre. Pas par lâcheté, mais par préservation. Je sais que perdre mon énergie dans des échanges stériles a un coût. Alors je me retire.
Mais se retirer ne veut pas dire que ça ne laisse aucune trace.
Entendre des vérités assénées, même quand on choisit de ne pas répondre, ça pèse. Ça s’imprime quelque part. Et c’est précisément ça que je dessine. Ce que je ne dis pas. Ce que je garde. Ce que ça me coûte intérieurement.
Dessiner devient alors une manière de transformer cette charge silencieuse. De lui donner une forme, sans devoir me justifier, expliquer ou convaincre. Juste déposer.
Le point commun de ces activités
Toutes ces pratiques ont un point commun essentiel : elles offrent un espace de respiration émotionnelle. Elles ne cherchent pas à résoudre, corriger ou améliorer quoi que ce soit. Elles soutiennent, accompagnent, réconfortent. Et dans les périodes de bad mood, c’est souvent exactement ce dont on a besoin.
Quand le moral est bas, le self-love ne consiste pas toujours à analyser, comprendre ou “travailler sur soi”. Parfois, il commence simplement par le fait de se réconforter. S’autoriser une musique, une histoire, un geste créatif. S’offrir un refuge, même temporaire, quand l’intérieur est trop bruyant.
Ces activités ne cherchent pas à réparer ni à résoudre. Elles accompagnent. Elles tiennent la main quand l’énergie manque. Et dans certaines périodes, c’est déjà immense.
Si cet article t’a parlé, j’aimerais beaucoup t’entendre.
👉🏽 Quelles sont les activités qui t’aident, toi, à traverser les moments de baisse de moral ?
👉🏽 Est-ce que tu arrives à t’autoriser ce réconfort sans culpabiliser ?
Tu peux partager ton expérience en commentaire. Ces échanges créent du lien, et rappellent que nous ne sommes pas seuls à chercher des manières plus douces de prendre soin de nous.
Et pour continuer cette série autour du self-love quand le moral est bas, je te propose aussi de lire :
- Self love en respirant : pour apaiser le mental quand il s’emballe
- Self love grâce à la power pose : se redresser quand tout se ferme
- Self love grâce à l’alimentation : nourrir le corps et le cerveau avec douceur
- Self love en pratiquant une activité physique : bouger sans se punir
- Self love en prenant soin de son sommeil : se reposer autrement quand dormir est compliqué
- Self love en parlant ou en écrivant : déposer sans être réparé·e
Si cet article peut aider quelqu’un autour de toi, n’hésite pas à le partager.
Parfois, offrir un peu de réconfort commence simplement par un mot, une musique… ou un lien.
FAQ – Se réconforter quand le moral est bas
Des réponses simples, sans injonction ni culpabilité.
Est-ce que se réconforter, ce n’est pas fuir ses problèmes ?
Non. Se réconforter permet au cerveau de souffler quand il est saturé. Ce n’est pas une fuite, mais une pause nécessaire pour éviter l’épuisement émotionnel.
Pourquoi la musique aide autant quand le moral est bas ?
La musique agit directement sur les émotions et le système nerveux. Elle accompagne ce que l’on ressent sans demander d’explication, et peut apaiser ou soutenir quand les mots manquent.
Regarder des films ou des séries, est-ce vraiment du self-love ?
Oui, lorsqu’il s’agit de se reposer mentalement. S’immerger dans une histoire permet de mettre en pause la rumination et de vivre des émotions en toute sécurité.
Faut-il être créatif ou “doué” pour dessiner ou peindre ?
Absolument pas. Le but n’est pas le résultat, mais le geste. Créer permet de déposer ce qui déborde sans avoir à le formuler ni à le réussir.
Et si je culpabilise de ne rien “faire d’utile” ?
La culpabilité est fréquente. Le self-love consiste justement à reconnaître que le réconfort est utile, même s’il n’est pas productif au sens classique.
Ces activités peuvent-elles remplacer un accompagnement professionnel ?
Non. Elles soutiennent et apaisent, mais ne remplacent pas un accompagnement thérapeutique si le mal-être est profond ou durable.

Amoureuse des instants simples, Valérie partage une autre manière de vivre : plus douce, plus consciente, plus libre.À travers son blog Une pause pour moi et son podcast Une pause pour exister, elle t’invite à ralentir, à respirer, et à retrouver l’essentiel au fil de ton propre rythme.Son mantra : « Prendre le temps, c’est prendre soin de soi.


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