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Première rentrée scolaire: comment aider nos tout-petits?

Voir son enfant franchir pour la première fois les portes de la classe de maternelle est une étape symbolique : il grandit, il s’ouvre au monde, il découvre de nouveaux repères. Mais c’est aussi, pour lui comme pour ses parents, une séparation et une adaptation.
Chaque enfant vit différemment sa première rentrée en maternelle. Et je peux en témoigner à travers ma propre expérience de maman. Mes filles n’ont versé aucune larme : c’était presque comme si elles connaissaient déjà tout de l’école, et elles sont entrées dans la classe sans même me dire au revoir. À l’inverse, mon fils a vécu cette étape avec beaucoup plus de difficultés. Les premiers jours ont été compliqués, et nous avons dû travailler ensemble, pas à pas, pour apaiser ses peurs et transformer cette séparation en un moment de confiance.
Ces vécus m’ont appris une chose essentielle : il n’existe pas de “bonne” ou de “mauvaise” première rentrée. Chaque enfant réagit à sa manière, selon son caractère, son histoire et ses besoins. L’essentiel, c’est de l’accompagner avec douceur, écoute et confiance.
Alors, comment transformer cette étape en une expérience positive, empreinte de sérénité et d’enthousiasme ?
Préparer sa première rentrée scolaire
Une rentrée réussie se prépare en amont. Pour un enfant, la petite section représente un univers totalement nouveau : la salle de classe, les autres enfants, la maîtresse, le rythme. Plus on l’y prépare, plus il se sentira en sécurité.
Préparer sa première rentrée scolaire
Une rentrée réussie se prépare en amont. Pour un enfant, la petite section représente un univers totalement nouveau : la salle de classe, les autres enfants, la maîtresse, le rythme. Plus on l’y prépare, plus il se sentira en sécurité.
Et si j’insiste autant sur cette préparation, c’est aussi parce que j’en garde moi-même un souvenir très tendre. J’ai été une grande fan de la maternelle. J’y suis entrée en toute petite section, à seulement 2 ans et un mois. Je me rappelle encore de Patricia, ma maîtresse, et des chansons qu’elle nous apprenait. J’aimais tellement l’école que je ne voulais même pas rentrer avec ma mère l’après-midi : je voulais rester en classe.
Ce souvenir heureux me rappelle que la maternelle peut être une période pleine de découvertes joyeuses, et que ces petits rituels du quotidien restent gravés toute une vie. Préparer son enfant à cette étape, c’est lui donner toutes les chances d’aborder l’école avec curiosité et confiance.

Parler avec son enfant de la petite section
Les mots ont un pouvoir immense. Avant même le jour J, prendre le temps de discuter avec son enfant de ce qu’il va vivre permet de diminuer l’inconnu. Racontez-lui la classe de maternelle comme un lieu de découvertes :
- peindre avec de grandes feuilles et des pinceaux colorés,
- chanter avec les copains,
- écouter des histoires confortablement assis,
- apprendre à partager et à créer ensemble.
En parlant des activités positives, l’enfant associe l’école à une aventure enthousiasmante, et non à une source d’angoisse.
💡 Conseil de pro : Les psychologues de l’enfance recommandent de répondre de manière simple et concrète aux questions des enfants. Inutile de “surpréparer” en donnant trop de détails. Ce qui rassure le plus, c’est de présenter l’école comme un endroit connu et sécurisant, sans dramatiser ni enjoliver à l’excès.
💡 Astuce douce : Plutôt que de dire « Ne t’inquiète pas, tout ira bien » (ce qui peut donner l’impression qu’il y a quand même de quoi s’inquiéter), privilégiez des phrases affirmatives et sécurisantes comme :
- « Tu vas retrouver ton doudou à la sieste »
- « La maîtresse sera là pour t’aider si tu en as besoin »
- « Et moi, je reviendrai te chercher après la classe »
Les experts soulignent aussi que les enfants comprennent mieux quand on s’appuie sur des histoires ou des exemples concrets. Parler de la maternelle à travers un album, un souvenir de parent ou le récit d’un grand frère ou d’une grande sœur rend l’expérience plus tangible et rassurante.
Compter les dodos avant la rentrée en maternelle
Les enfants n’ont pas encore la même notion du temps que nous. Pour eux, « demain » ou « dans trois jours » reste une idée abstraite, difficile à se représenter. Ce qui compte, ce sont les repères concrets du quotidien : le lever, le coucher, les repas, les moments de jeu.
C’est pour cette raison que le fameux décompte des dodos est si efficace. Le sommeil est un repère fort et universel pour l’enfant. Dire « dans cinq dodos, tu vas à l’école » rend l’attente plus concrète et compréhensible.
Un petit rituel peut être mis en place :
- chaque soir, on barre un jour sur un calendrier,
- on colle une gommette ou un autocollant,
- ou encore on déplace un petit objet (comme un caillou ou une perle) dans un pot à chaque “dodo” passé.
Cette visualisation rassure : l’enfant voit le temps qui passe et sait quand arrivera le fameux jour. C’est aussi une manière douce de ritualiser l’attente, en la transformant en jeu.
💡 Astuce douce : associer ce rituel à une petite phrase positive chaque soir, par exemple « Encore deux dodos et tu découvriras ta classe ». Cela nourrit l’excitation et la confiance plutôt que l’angoisse.
Lire des histoires sur la première rentrée scolaire
Les albums jeunesse sont de véritables alliés pour aborder les grandes étapes de vie. Grâce aux personnages, l’enfant peut s’identifier, reconnaître ses propres émotions et comprendre qu’il n’est pas seul à vivre cette expérience.
Lire ensemble, le soir, une histoire sur la rentrée apaise et ouvre le dialogue : « Est-ce que toi aussi tu auras un petit sac comme Simon ? ». L’enfant peut alors exprimer ses propres questions, parfois enfouies.
📚 Quelques albums adorables pour préparer la première rentrée :
- La rentrée de Pinpin : une histoire tendre et rassurante, avec des illustrations douces qui parlent aux tout-petits.
- Le monstre des couleurs va à l’école : parfait pour mettre des mots sur les émotions (joie, peur, tristesse) liées à ce grand jour.
- Mes p’tits docs – L’école maternelle : un documentaire simple, concret, qui décrit la journée type à l’école.
- Cherche et trouve – L’école maternelle : ludique, il permet de se familiariser avec les lieux et les activités tout en s’amusant.
- Je veux pas aller à l’école (Simon le lapin) : un classique irrésistible, drôle et rassurant, qui montre qu’on peut avoir peur… mais qu’on finit par adorer l’école.
💡 Conseil de psy : Les lectures avant la rentrée permettent de “jouer à l’école” par procuration. L’enfant voit ses émotions mises en scène et dédramatisées, ce qui l’aide à intégrer l’idée que la maternelle peut être un lieu sécurisant et joyeux.

Jouer à l’école
Les enfants apprennent énormément en jouant. Avant la première rentrée en maternelle, proposer des jeux autour de “l’école” permet d’apprivoiser cette nouvelle réalité de façon amusante.
On peut par exemple inventer une classe à la maison avec les peluches, dessiner un tableau imaginaire, ou jouer au rituel du matin : dire bonjour à la maîtresse, ranger le sac, chanter une chanson.
Je me souviens que chaque rentrée, le magazine Pomme d’Api proposait une petite école à fabriquer. Mes enfants les ont tellement utilisées qu’elles finissaient toutes abîmées à force de servir de support de jeu. J’avais aussi acheté l’école de Peppa Pig, et ils s’amusaient à y mettre d’autres personnages : ça devenait une école ouverte à tout un univers imaginaire.
💡 Astuce douce : Les psychologues expliquent que le jeu symbolique aide l’enfant à anticiper les situations nouvelles. En “faisant semblant”, il se rassure, comprend les codes de l’école et exprime ses émotions de manière indirecte.
Préparer son premier sac d’école
Le sac d’école est bien plus qu’un objet pratique : c’est le premier signe tangible de l’entrée dans la classe de maternelle. Pour l’enfant, c’est un peu comme son passeport vers ce nouvel univers.
💡 Astuce douce : Laisser l’enfant choisir son sac est déjà une manière de le rendre acteur de sa rentrée. Ce petit choix nourrit son autonomie et sa fierté : « C’est mon sac, je l’ai choisi, il m’accompagne. »
À l’intérieur, on peut glisser :
- le doudou (s’il est autorisé),
- une tenue de rechange,
- parfois un petit mot ou un dessin de papa/maman,
- et bien sûr… l’envie de grandir.
L’enfant sait qu’il a tout ce dont il a besoin à portée de main, ce qui le sécurise. Et chaque matin, enfiler son sac devient un rituel rassurant qui dit : « Je suis prêt pour l’école. »
Choisir sa tenue pour sa première rentrée
La veille de la rentrée, préparer ensemble la tenue du lendemain peut transformer l’excitation en rituel rassurant. Laisser l’enfant participer au choix de ses habits, c’est lui donner le sentiment d’avoir un rôle actif dans ce grand jour.
💡 Astuce douce : privilégier le confort avant tout. Des vêtements faciles à mettre et à enlever permettent à l’enfant de gagner en autonomie et d’éviter les frustrations en classe.
Pour ma part, en maternelle, je portais toujours des blouses ou des tabliers d’école. Je trouve cela élégant et surtout pratique : l’enfant peut vivre sa journée sans stress, sans crainte de salir ses vêtements. C’était une petite armure douce qui permettait de jouer, peindre, coller sans retenue.
J’avais aussi mes petits rituels de maman : je préparais pour mes enfants un collier-étiquette avec leur prénom, et je glissais parfois une feuille de papier ornée de bisous faits avec mon rouge à lèvres. Ces petites attentions devenaient comme des talismans rassurants, des traces d’amour qu’ils pouvaient retrouver à tout moment dans la journée.
Première rentrée : gestion du stress
La première rentrée en maternelle ne met pas seulement les enfants à l’épreuve : les parents aussi traversent toute une palette d’émotions. L’angoisse de la séparation, la peur que son enfant pleure, la question de savoir s’il sera bien accueilli… Tout cela crée une tension qu’il est important de reconnaître.
Les enfants, très sensibles, captent l’état émotionnel de leurs parents. C’est pourquoi apprendre à gérer son propre stress aide directement l’enfant à se sentir plus serein.
Gérer son stress de parent
Le jour de la rentrée, il est normal de ressentir un petit pincement au cœur. Voir son enfant franchir les portes de l’école, c’est à la fois une immense fierté et un moment de nostalgie : il grandit, et vous réalisez que cette étape vous échappe un peu.
💡 Astuce douce : les psychologues recommandent de ne pas cacher ses émotions, mais de les exprimer avec mesure. On peut dire à son enfant : « Je suis un peu émue aujourd’hui, parce que c’est une grande étape pour toi. Mais je suis surtout très fière de toi. » Cela montre que l’émotion est normale, sans lui transférer d’angoisse.
👉🏽 Pour vous aider :
- Respirez profondément avant d’arriver à l’école (3 grandes inspirations/expirations suffisent).
- Préparez à l’avance la phrase que vous direz au moment du départ (un au revoir clair, court et rassurant).
- Si besoin, échangez avec d’autres parents : partager ce vécu soulage beaucoup.
Apaiser l’enfant
Les tout-petits n’ont pas les outils pour réguler seuls leur stress, mais ils s’apaisent énormément en empruntant les repères des adultes. Quelques rituels simples peuvent aider :
- La respiration ensemble : inspirez avec lui en levant les bras, expirez en les baissant. Cela rend la respiration ludique et relaxante.
- Le coloriage : laisser son enfant colorier la veille ou le matin aide à canaliser son énergie et diminuer l’appréhension.
- La reconnaissance des lieux : faire un petit détour devant l’école les jours précédents permet de créer une familiarité et de réduire la peur de l’inconnu.
💡 Conseil de pro : les spécialistes de la petite enfance rappellent qu’il vaut mieux accueillir les pleurs que de chercher à les éviter à tout prix. Dire : « Je comprends que tu sois triste. Tu peux pleurer. Et moi je reviendrai te chercher tout à l’heure. » envoie un double message : reconnaissance de l’émotion + assurance de sécurité.
Accompagner son enfant le jour de la rentrée des classes
Le grand jour est arrivé. Malgré toute la préparation, il y a toujours une part d’imprévu. L’important n’est pas que tout soit parfait, mais que l’enfant se sente accompagné avec bienveillance.
Un réveil en douceur pour bien commencer la première rentrée
Un réveil en douceur est essentiel. Pas question de commencer la journée dans la précipitation : prévoir un peu plus de temps qu’à l’accoutumée permet d’éviter le stress.
- Prendre quelques minutes pour un câlin ou écouter une petite chanson familière installe une atmosphère rassurante.
- Un petit déjeuner simple et apprécié par l’enfant (plutôt que de nouveaux aliments) l’aide aussi à se sentir en sécurité.
💡 Astuce douce : préparez les affaires la veille (sac, vêtements, goûter) pour éviter toute tension inutile le matin.
La photo de la première rentrée : un rituel rassurant
C’est un rituel que beaucoup de familles adorent : immortaliser la première rentrée scolaire. Pour l’enfant, cela peut aussi donner le sentiment que ce moment est spécial, valorisant et positif.
💡 Conseil pratique : prenez la photo à la maison ou dans la cour avant d’entrer en classe. Évitez de le faire juste au moment de la séparation, cela pourrait rallonger l’instant et créer plus d’émotions.
Faut-il rester un peu dans la classe de maternelle ?
Si l’école l’autorise, entrer quelques minutes avec l’enfant dans la classe est une bonne transition. Montrer le portemanteau, la table où il s’assoira, ou le coin jeux permet de créer des repères immédiats.
Puis, vient le moment délicat du départ. Les enseignants insistent sur l’importance de ne pas prolonger ce moment :
- un au revoir clair,
- un câlin,
- une phrase clé comme « À tout à l’heure, je reviendrai te chercher ».
💡 Conseil de pro : prolonger les au revoir rend souvent la séparation plus difficile. Les enfants s’apaisent souvent plus vite une fois les parents partis, même si les pleurs peuvent sembler impressionnants.
Comment accueillir son enfant après sa première journée d’école
La première journée en classe de maternelle est une véritable aventure émotionnelle et physique. L’enfant peut revenir épuisé, grognon, ou au contraire surexcité. Toutes ces réactions sont normales.
💡 Quelques clés pour la sortie :
- Offrir un moment calme (goûter, câlin, histoire).
- Éviter les questions insistantes (« Alors, raconte-moi tout ! »).
- Laisser l’enfant partager à son rythme : parfois un détail anodin (« J’ai joué avec les voitures ») sera sa manière de raconter l’essentiel.
- Prévoir un temps pour décompresser : passer au parc, courir, grimper, jouer dehors. Après une journée de règles et de nouvelles consignes, l’enfant a souvent besoin de retrouver un espace de liberté pour relâcher la pression.
Petit à petit, les mots viendront. L’essentiel est qu’il sente qu’il a un espace de repos, de jeu et d’écoute à la maison.
Transformer la première rentrée scolaire en un souvenir positif
La première rentrée scolaire est une étape qui marque les enfants… mais aussi les parents. Elle demande de l’organisation, de la patience et une bonne dose de lâcher-prise.
Adopter une approche inspirée du slow life living, c’est accepter que tout ne sera pas parfait, mais que chaque geste compte. Anticiper pour éviter la précipitation, apprendre à respirer dans les moments de tension, accueillir ses émotions (peur, stress, nostalgie)… tout cela fait partie du chemin.
Et surtout, ne jamais oublier que la clé reste l’amour : un regard, une main posée sur l’épaule, un câlin à la sortie de l’école. Ce sont ces gestes simples qui donneront à l’enfant la sécurité intérieure dont il a besoin pour grandir.
Transmettre cela à nos enfants, c’est leur offrir bien plus qu’une rentrée réussie : c’est leur apprendre à apprivoiser leurs émotions, à accueillir la nouveauté avec confiance, et à comprendre que derrière chaque séparation, il y a toujours des retrouvailles.
👉🏽 Et vous, comment avez-vous vécu la première rentrée de votre enfant ? N’hésitez pas à partager vos expériences et vos petites astuces en commentaire 💬.
✨ Pour aller plus loin, découvrez aussi mon article : Prendre soin de sa santé : pourquoi est-ce si important ? — parce que prendre soin de soi en tant que parent, c’est aussi un cadeau que l’on fait à ses enfants.
FAQ – Première rentrée en maternelle
Quelle est la différence entre la maternelle et la crèche ?
La crèche (0–3 ans) est un lieu d’accueil et d’éveil. La maternelle (dès 3 ans) est une école avec une journée rythmée, des apprentissages et une vie de classe.
Est-ce que mon enfant peut garder son doudou et sa tétine à l’école ?
Le doudou est autorisé en petite section, surtout pour la sieste. La tétine dépend du règlement : souvent réservée à la sieste. Demandez à l’équipe.
Mon enfant pleure à la rentrée : que faire ?
C’est fréquent en première rentrée scolaire. Faites un au revoir court et rassurant, validez son émotion (“Tu peux être triste, je reviens te chercher”) et gardez un rituel.
Est-ce que mon enfant peut encore porter des couches en petite section ?
Les écoles attendent la propreté, mais restent bienveillantes si ce n’est pas encore acquis. Parlez-en à l’équipe, mettez des vêtements simples et une tenue de rechange.
Comment se passe la sieste en maternelle ?
En petite section, une sieste suit le déjeuner. Doudou autorisé, lumière douce, réveils échelonnés. Les enfants qui ne dorment pas profitent d’un temps calme.
J’ai peur que les autres enfants soient méchants avec lui : que faire ?
Les enseignants veillent aux interactions. À la maison, écoutez-le, demandez des exemples concrets, apprenez des phrases de protection (“Stop, je n’aime pas”).
J’ai peur que la maîtresse soit méchante : comment réagir ?
Les enseignants de maternelle sont formés à l’accueil des tout-petits. En cas d’inquiétude, demandez un rendez-vous, utilisez le carnet de liaison et clarifiez les attentes.

Amoureuse des instants simples, Valérie partage une autre manière de vivre : plus douce, plus consciente, plus libre.À travers son blog Une pause pour moi et son podcast Une pause pour exister, elle t’invite à ralentir, à respirer, et à retrouver l’essentiel au fil de ton propre rythme.Son mantra : « Prendre le temps, c’est prendre soin de soi.
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