✨ En bref : traverser un Noël en deuil
- Un Noël en deuil réactive le manque, les souvenirs et la vulnérabilité : c’est normal.
- Tu as le droit de faire différemment cette année : moins de monde, moins de bruit, plus de douceur.
- Alléger ou réinventer les traditions peut apaiser la douleur plutôt que l’alimenter.
- Un rituel simple en hommage à la personne disparue peut ramener sens et connexion intérieure.
- Ton deuil mérite du respect, du temps et de la bienveillance — surtout pendant les fêtes.
Hier, j’étais au téléphone avec ma cousine, qui m’annonçait un décès.
Je ne connaissais pas la personne, mais apprendre qu’elle était de ma génération, qu’elle est partie brutalement, m’a fait l’effet d’un rappel puissant : prendre soin de soi, vraiment. Profiter de chaque instant, tant que la vie nous l’offre encore.
Et puis, j’ai pensé à ses proches, ses parents, sa famille, pour qui cette période festive sera désormais marquée par une absence irréversible.
Cela m’a renvoyée à mes propres souvenirs : la perte de mon papi, que nous avons enterré un 31 décembre… la disparition d’un ami en octobre… et cette réalité que l’on finit tous par affronter : plus on vieillit, plus la mort fait partie du paysage. Pas pour nous effrayer, mais pour nous rappeler la fragilité du temps.
Je ne prétends pas détenir toutes les clés pour apaiser la douleur.
Mais j’aimerais, simplement, t’offrir un espace d’amour et de compassion pour traverser cette période où le manque se fait plus fort, et où Noël ne ressemble plus tout à fait à Noël.
Cet article repose sur mon expérience personnelle du deuil, sur mes observations autour de la santé émotionnelle et sur les témoignages de nombreuses personnes ayant traversé un Noël en deuil.
Je ne suis pas thérapeute : je partage simplement un espace de douceur, de compassion et de compréhension, pour t’aider à vivre cette période avec un peu plus de bienveillance envers toi-même.
Le deuil est une expérience intime, unique, et parfois bouleversante.
Si tu sens que la douleur devient trop lourde à porter seul·e, n’hésite pas à demander l’aide d’un·e professionnel·le : c’est un acte de courage, jamais un signe de faiblesse.
Pourquoi les fêtes amplifient-elles le manque ?
Les fêtes ne créent pas la douleur : elles la révèlent.
Et ce phénomène est bien connu en psychologie.
Les fêtes activent les « triggers mnésiques »
Selon les travaux de William Worden (psychologue spécialiste du deuil), les moments symboliques, anniversaires, fêtes, dates clés, réactivent ce qu’on appelle des triggers mnésiques :
👉🏽 des souvenirs ancrés dans le corps, les sens et les habitudes.

Se donner la permission de faire autrement
Lie premier geste de tendresse envers toi-même, c’est de t’autoriser à changer les règles.
Cette année, tu peux :
- fêter Noël plus tard
- fêter Noël plus court
- ne pas fêter Noël du tout
- créer un Noël minimaliste, ou un Noël cocooning
- t’autoriser un Noël silencieux, doux, différent
Tu n’as pas à suivre le script des fêtes.
Tu n’as pas à être joyeux·se parce que “c’est Noël”.
Tu n’as pas à porter le masque de celui/celle qui va bien.
Le deuil n’aime pas les injonctions.
Il aime la vérité.
Et la vérité, c’est que tu as le droit de vivre Noël selon ton énergie, ton cœur, ton rythme.
En deuil à Noël : conseils
Ne lutte pas contre les souvenirs.
Respire profondément et dis-toi intérieurement :
« C’est un souvenir, pas une menace. Je peux l’accueillir doucement. »
Cela aide à apaiser l’amygdale, la zone du cerveau liée à l’émotion intense,
et permet à ton système nerveux de se détendre peu à peu.
Les chercheurs en psychologie sociale montrent que le bonheur des autres amplifie notre propre sentiment de perte, surtout lors d’événements collectifs (Aknin & Dunn, travaux sur l’émotion sociale).
À Noël, tout autour de toi semble dire :
« On est heureux. On est ensemble. On célèbre. »
Mais toi, tu fais face à une absence.
Ce décalage crée un phénomène appelé disparité émotionnelle, qui intensifie le manque.
En deuil à Noël : conseils
Réduis l’exposition aux contenus festifs hyper joyeux.
Les films romantiques de Noël, les pubs, les réseaux sociaux et les vitrines lumineuses
créent un contraste douloureux quand tu traverses un deuil.
Ton système nerveux a besoin de sécurité, pas de comparaison.
Accorde-toi le droit de filtrer ce qui t’envahit ou t’épuise.
Les rituels brisés réactivent le deuil
Selon les modèles systémiques du deuil, un élément bouleverse beaucoup :
👉 la rupture du rituel.
Quand une personne participait à un geste précis —
mettre l’étoile sur le sapin, faire un plat, emballer les cadeaux —
et que ce geste n’existe plus,
le cerveau envoie un signal d’alarme :
« Quelque chose est cassé. Quelqu’un manque vraiment. »
En deuil à Noël : conseils
Ne force pas les anciens rituels.
Si certaines traditions réveillent trop de douleur, autorise-toi à ne pas les reproduire cette année.
Crée un micro-rituel alternatif : allumer une bougie, poser une photo, écrire une phrase.
Ces gestes simples permettent de conserver un lien symbolique, de recréer de la continuité
sans raviver la souffrance.
C’est un moyen doux de transformer l’absence plutôt que de la subir.

La charge cognitive du deuil augmente en période festive
La recherche montre que le deuil demande énormément de ressources mentales :
mémoire, concentration, énergie (études sur le deuil compliqué).
Or Noël, lui aussi, demande :
- de l’organisation
- des interactions
- des émotions
- des stimuli sensoriels
➡️ Le cerveau se retrouve en surcharge.
C’est normal d’être épuisé, irritable, fragile.
En deuil à Noël : conseils
Quand une vague émotionnelle arrive, ne panique pas.
Le deuil fonctionne par vagues : elles montent, redescendent, puis reviennent.
C’est normal, et c’est même un processus sain décrit dans les recherches sur la résilience.
Visualise intérieurement :
« Je reste ancré·e. La vague va passer. Je ne suis pas en danger. »
Cette technique issue de l’ACT (thérapie d’acceptation et d’engagement)
aide ton système nerveux à retrouver un point d’équilibre.
Le deuil suit des vagues (et Noël fait monter la marée)
Les travaux d’Elisabeth Kübler-Ross et de George Bonanno montrent que le deuil se vit par vagues émotionnelles.
Elles ne sont pas linéaires : elles montent, redescendent, reviennent.
Les fêtes, elles, fonctionnent comme un amplificateur émotionnel :
tout est plus intense: lumière, bruit, souvenirs, attentes.
Noël ne crée pas la vague.
Il augmente le volume de ce qui est déjà présent.
Idées pour traverser un Noël en deuil
🎄 À retenir si tu traverses un Noël en deuil
- Tu as le droit de vivre Noël différemment cette année.
- Changer ou alléger les traditions n’efface pas l’amour : cela te protège.
- Un rituel symbolique peut apaiser et donner du sens à cette période.
- Tu n’as pas à être joyeux·se parce que “c’est Noël”.
- Ton rythme, ton cœur et ton deuil passent avant tout.
Tu as le droit de traverser Noël à ton rythme
Un Noël en deuil n’est pas un Noël “raté”.
C’est un Noël réajusté, un Noël protégé, un Noël qui écoute ton cœur avant les traditions.
Tu as le droit d’alléger, de transformer, de t’isoler, de pleurer, de sourire aussi.
Le deuil ne t’enferme pas : il redessine les contours de ta sensibilité, de ton amour, de ta façon d’être au monde.
Tu n’as rien à “performer”.
Tu n’as rien à prouver.
Tu as juste à exister doucement, honnêtement, à ton rythme.
Et si tu ressens le besoin d’aller plus loin, voici quelques ressources de mon univers qui pourraient t’accompagner :
✨ Pour honorer un parent parti trop tôt, en douceur
✨ Pour alléger la pression mentale des fêtes
✨ Si la peur de Noël est très présente cette année
💬 Et toi, raconte-moi…
J’adorerais te lire.
- Est-ce que toi aussi, tu as déjà traversé un Noël lourd ou particulier ?
- Est-ce que tu modifies certaines traditions pour te protéger ?
- Quel est ton rituel ou souvenir de Noël le plus doux, même s’il ne coûte rien ?
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Amoureuse des instants simples, Valérie partage une autre manière de vivre : plus douce, plus consciente, plus libre.À travers son blog Une pause pour moi et son podcast Une pause pour exister, elle t’invite à ralentir, à respirer, et à retrouver l’essentiel au fil de ton propre rythme.Son mantra : « Prendre le temps, c’est prendre soin de soi.


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