Le premier trimestre vient de se terminer.
Les bulletins arrivent, avec leurs lignes, leurs appréciations, leurs mentions.
Chez nous, il y a eu des distinctions : encouragements, compliments, félicitations.
Et oui, j’en suis fière. Mais pas pour les raisons que l’on croit.
Alors ce soir-là, il y a eu des crêpes pour le goûter, un repas préparé selon les envies de chacun, et surtout un moment pour marquer le coup.
Pas pour célébrer des notes.
Mais pour saluer le travail, la discipline, le courage et l’engagement.
Parce que l’objectif n’a jamais été d’avoir les meilleures notes à tout prix.
L’école n’est pas une garderie, mais ce n’est pas non plus un verdict
Je le dis souvent à mes enfants :
l’école n’est pas une garderie. C’est un lieu d’apprentissage.
Les contrôles ne sont pas là pour punir ou humilier, mais pour vérifier si des connaissances sont acquises.
Je leur explique comme ça :
un contrôle, c’est un peu comme une séance de musculation pour le cerveau.
Parfois, c’est lourd.
Parfois, ça pique.
Mais c’est comme ça qu’on progresse.
Et non, on n’aimera pas toutes les matières.
Certaines donnent envie, d’autres beaucoup moins.
Mais au lieu de les voir comme une corvée, j’essaie de leur transmettre une autre lecture : un défi.
Même quand on ne comprend pas immédiatement à quoi ça sert, apprendre ouvre des portes invisibles.
Il ne faut pas censurer son cerveau.
Les évaluations ne servent pas seulement à “mesurer” : elles peuvent aussi renforcer la mémorisation. Quand un enfant essaie de retrouver une information (même avec des hésitations), il entraîne son cerveau à la consolider.
Astuce simple : au lieu de relire longtemps, proposez 5 minutes de questions-réponses (sans pression), puis une correction douce.

Notes, envie, motivation : tout ne se joue pas sur le bulletin
Chez moi, c’est très clair :
- il y en a une qui aime le challenge, qui vise l’excellence, qui aimerait parfois faire le cours à la place du professeur (c’est son caractère),
- et il y en a un autre qui, à un moment du trimestre, a commencé à choisir ses matières, à fonctionner à l’à-peu-près.
On en a parlé. Calmement.
Pas pour accuser, mais pour comprendre.
Je lui ai dit qu’avec un peu plus de rigueur et d’engagement, il aurait de meilleurs résultats. Non pas pour me faire plaisir à moi, mais pour se donner plus de possibilités.
Mon rôle, ce n’est pas de décider à leur place.
C’est de leur demander : comment je peux t’aider ?
La motivation tient rarement à la matière en elle-même : elle dépend beaucoup du sentiment de progrès. Un enfant peut s’accrocher davantage s’il voit qu’il avance “un peu”, même dans une matière qu’il n’aime pas.
Astuce simple : repérez une micro-victoire par semaine (“j’ai compris ça”, “j’ai mieux appris”, “j’ai osé demander”).
L’émotionnel, les professeurs… et la réalité de la vie
Je crois que l’une des choses les plus difficiles à gérer à l’école, c’est le lien émotionnel.
Un professeur qu’on aime, et tout devient plus simple.
Un professeur qui ne nous inspire pas, et l’envie chute.
C’est humain.
Mais c’est aussi une préparation à la vie.
Dans la vie, on sera confronté à des personnes que l’on n’appréciera pas forcément, avec qui il faudra pourtant travailler.
On ne peut pas plaire à tout le monde.
Et tout le monde ne nous plaira pas.
Cela dit, soyons honnêtes :
il existe aussi des enseignants qui n’inspirent pas, qui ne cherchent pas d’angle différent, et qui partent du principe qu’ils ont toujours raison, pendant que les enfants et les parents seraient incompétents.
C’est un autre sujet. Mais il est important.
Alors je dis aussi à mes enfants :
- je sais que le collège est dur.
- Je sais que le système scolaire français peut être oppressant.
- Les journées sont longues.
- Aucun adulte n’aimerait se retrouver à la place d’un collégien, sans pouvoir aller aux toilettes quand il en a envie.
Leurs ressentis sont légitimes.
Les pros de l’éducation recommandent souvent de féliciter le processus : l’effort, la stratégie, la persévérance, plutôt que “tu es intelligent(e)”.
Exemples : “J’ai vu que tu t’es accroché(e)”, “ta méthode a changé”, “tu as demandé de l’aide”, “tu as progressé”.
Féliciter tous les enfants, distinctions ou pas
C’est important pour moi de le dire :
on peut marquer le coup même sans mention sur le bulletin.
J’aimerais inviter les autres parents à féliciter leurs enfants pour :
- leur courage,
- leur persévérance,
- leur discipline,
- leur investissement sportif,
- leur humour,
- leurs loisirs,
- leur créativité.
L’école apporte des cartes pour la vie.
Mais elle ne définit jamais une trajectoire.
Pour beaucoup d’enfants, il est question d’envie, de motivation, de vision.
Et parfois, même nous, adultes, face à certains exercices, on se demande : à quoi bon ?
Mais apprendre reste une ouverture. Toujours.
L’émotion influence fortement l’attention et la mémoire. Quand un enfant est en stress ou en conflit relationnel, il peut apprendre moins bien, même s’il en est capable.
Astuce simple : validez d’abord l’émotion (“je comprends que ça te mette mal”), puis seulement ensuite cherchez la stratégie (“comment on fait pour t’aider à apprendre malgré ça ?”).
Le rôle du professeur et la relation enseignant–élève
On le sait peu, mais le lien avec un enseignant joue un rôle important dans l’engagement scolaire.
Quand un enfant se sent compris, encouragé, ou simplement respecté, il est souvent plus en confiance pour apprendre, poser des questions, persévérer.
À l’inverse, lorsqu’un professeur ne “passe pas”, cela peut freiner l’envie, même chez un enfant capable. Ce n’est pas une excuse, mais une réalité humaine. Dans ces situations, l’enjeu n’est pas de dénigrer l’enseignant ni d’idéaliser le système, mais de chercher un angle d’attaque différent : un camarade avec qui réviser, une autre méthode, un soutien extérieur, ou simplement un espace pour déposer ce qui bloque.
Apprendre à composer avec des personnalités différentes fait aussi partie du chemin. Mais un enfant a besoin de sentir qu’il n’est pas seul face à cette difficulté.
Les recherches montrent qu’une relation enseignant–élève plus positive est associée à plus d’engagement, et à de meilleurs résultats (même si ce n’est pas le seul facteur).
Astuce simple : quand un prof “ne passe pas”, cherchez un angle neutre : un camarade de soutien, une ressource externe, une autre manière d’apprendre, sans dénigrer ni idéaliser.

Organisation, rigueur et engagement : sans pression inutile
La rigueur est souvent mal comprise. On l’associe à quelque chose de dur, de contraignant, presque punitif.
En réalité, pour beaucoup d’enfants, un cadre clair est plutôt rassurant.
Découper le travail en petites étapes, poser des objectifs simples et atteignables, offrir des retours rapides… tout cela aide le cerveau à rester engagé sans se sentir submergé. Travailler mieux ne signifie pas forcément travailler plus longtemps.
Parfois, quinze minutes bien concentrées, suivies d’une pause, sont bien plus efficaces qu’un long moment passé à lutter contre la fatigue ou le découragement. La rigueur, ce n’est pas exiger l’excellence permanente, c’est aider l’enfant à trouver un rythme qui lui permette d’avancer sans s’épuiser.
Beaucoup d’enfants gagnent en sérénité quand on transforme le “travail” en petites unités claires : une tâche courte, un objectif simple, un feedback rapide.
Astuce simple : “15 minutes chrono + pause” (et on recommence si besoin), plutôt que “travaille 2 heures”.
L’école donne des outils, mais ne définit jamais une valeur
Il est essentiel de le rappeler, encore et encore :
l’école donne des cartes pour la vie, mais elle ne définit pas la valeur d’un enfant, ni son avenir.
Ce qui construit durablement un enfant, ce n’est pas un bulletin parfait, mais le sentiment d’être vu, soutenu et capable d’apprendre, même quand c’est difficile. L’estime de soi se nourrit aussi de tout ce que l’école ne mesure pas : le courage d’y aller chaque matin, l’humour, la créativité, l’investissement sportif ou artistique, la persévérance, la curiosité.
En tant que parent, féliciter ces dimensions-là, c’est envoyer un message fort :
tu comptes pour ce que tu es, pas seulement pour ce que tu réussis sur le papier.
Ce qui protège le plus un enfant, ce n’est pas un bulletin parfait : c’est le fait de se sentir vu, soutenu et capable d’apprendre.
Astuce simple : félicitez aussi ce que l’école ne mesure pas : courage, humour, sport, créativité, entraide, persévérance, curiosité.
Féliciter un enfant, ce n’est pas seulement regarder un bulletin.
C’est reconnaître l’effort, le courage, la persévérance et le chemin parcouru.
L’école apporte des outils, des repères, parfois des défis.
Mais elle ne définit ni la valeur d’un enfant, ni son avenir.
Ce qui compte le plus, c’est qu’un enfant se sente soutenu, encouragé et légitime d’apprendre,
même quand c’est difficile.

Célébrer l’effort, toujours
Ce soir-là, chez nous, il y a eu des crêpes.
Un repas préparé avec amour.
Des mots pour dire : tu peux être fier de toi.
Je leur ai rappelé qu’il y a toujours des solutions.
Toujours des chemins.
Toujours des manières d’ajuster.
Et surtout, je leur ai dit ce que je leur dis depuis le début :
je suis leur plus grande fan depuis leur premier caca que j’ai regardé avec amour.
Les notes passent.
Les bulletins s’oublient.
Mais un enfant qui se sent soutenu, compris et encouragé…
ça, ça reste pour la vie.
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- Si vous vous demandez comment féliciter son enfant autrement qu’avec les notes, cet article pourra vous inspirer.
- Vous trouverez aussi des pistes concrètes pour encourager son enfant et renforcer sa confiance au quotidien.
- Et si la peur de l’échec freine votre enfant, cet article sur la peur de l’échec chez l’enfant et l’adulte pourra apporter un autre éclairage.
Faut-il féliciter son enfant même sans bonnes notes ?
Oui. Féliciter un enfant, c’est avant tout reconnaître son effort, son courage et sa persévérance, indépendamment des résultats scolaires.
Les notes reflètent-elles vraiment le niveau d’un enfant ?
Les notes donnent une indication à un instant T, mais elles ne mesurent ni la motivation, ni le potentiel, ni les qualités personnelles d’un enfant.
Comment encourager un enfant qui se décourage à l’école ?
En valorisant ses progrès, même petits, en reconnaissant ses émotions et en l’aidant à trouver des stratégies adaptées plutôt qu’en le comparant.
L’école peut-elle impacter la confiance en soi ?
Oui. Un environnement scolaire exigeant ou mal vécu peut fragiliser la confiance, d’où l’importance du soutien parental pour contrebalancer.
Comment aider son enfant à relativiser l’échec ?
En lui montrant que l’erreur fait partie de l’apprentissage et qu’elle n’enlève rien à sa valeur ni à ses capacités.

Amoureuse des instants simples, Valérie partage une autre manière de vivre : plus douce, plus consciente, plus libre.À travers son blog Une pause pour moi et son podcast Une pause pour exister, elle t’invite à ralentir, à respirer, et à retrouver l’essentiel au fil de ton propre rythme.Son mantra : « Prendre le temps, c’est prendre soin de soi.


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