Ce que je laisse en 2026 : ne pas me donner le meilleur de moi-même

Ne pas me donner le meilleur de moi-même : se prioriser et arrêter de se négliger émotionnellement
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As-tu déjà remarqué à quel point nous pouvons être très performants au travail… et, à l’inverse, presque désinvoltes avec nous-mêmes ?
Autant nous savons être carrés, impliqués, investis professionnellement, autant, lorsqu’il s’agit de nous et notamment de prendre soin de nous, nous repoussons, procrastinons, remettons à plus tard.

Pourtant, nous avons toutes et tous des rêves, petits ou grands.
Des envies, des projets, des élans que l’on aimerait voir éclore.
Imagine un instant si nous mettions la même discipline, la même énergie, la même constance au service de nos rêves… mais surtout de notre santé, mentale comme physique.

Après avoir arrêté d’espérer que les gens changent, puis travaillé cette peur d’être trop ou pas assez, cette mini-série Ce que je laisse en 2026 touche à un point essentiel.
Un dernier article, et non des moindres, pour interroger une chose fondamentale :
et si, en 2026, nous décidions enfin de mettre nos plus belles qualités, nos talents et notre détermination à notre service ?

Ne pas me donner le meilleur de moi-même : un constat difficile à regarder

Nous savons mobiliser discipline, rigueur, concentration pour répondre à des objectifs professionnels.
Mais lorsqu’il s’agit de notre santé, de notre bien-être ou de nos besoins fondamentaux, l’énergie n’est plus la même.

Les recherches en psychologie du travail montrent que nous avons tendance à externaliser notre motivation :
nous nous mobilisons davantage lorsqu’il y a des attentes claires, une reconnaissance extérieure ou une évaluation.
À l’inverse, ce qui concerne notre propre bien-être n’est ni urgent, ni mesuré, ni récompensé immédiatement… et passe donc au second plan.

Ne pas me donner le meilleur de moi-même n’est pas un manque de volonté.
C’est souvent une conséquence directe de la manière dont notre cerveau hiérarchise l’effort.

✨ Exercice doux — Voir le déséquilibre

Chapitre 1

Choisis un domaine où tu es très impliquée pour les autres… puis regarde ce que tu t’accordes à toi.

Exemples :

  • Je fais un suivi médical rigoureux pour mon enfant, mais je reporte mes propres rendez-vous.
  • Je m’assure que tout le monde mange correctement, mais je mange sur le pouce.
  • Je respecte les deadlines au travail, mais je repousse ce qui concerne mon bien-être.
« Et moi, qu’est-ce que je reçois dans tout ça ? »
Ne pas me donner le meilleur de moi-même : être performant au travail mais se négliger soi-même

Quand on s’abandonne soi-même sans s’en rendre compte

S’abandonner soi-même ne se manifeste pas toujours de façon spectaculaire.
C’est souvent discret, progressif, presque invisible.

La neuroscience affective montre que le cerveau privilégie la survie à court terme :
tenir, fonctionner, répondre aux obligations.
Dans ce mode, les signaux internes — fatigue, émotions, besoin de repos — sont perçus comme secondaires, voire gênants.

À force de les ignorer, on se néglige émotionnellement.
Non pas par désintérêt, mais parce que notre système nerveux est resté trop longtemps en mode adaptation.

Ce que l’on appelle parfois “paresse” est en réalité très souvent une fatigue neuro-émotionnelle.

✨ Exercice doux — Repérer l’auto-négligence

Chapitre 2

Observe une journée ordinaire et note les moments où tu te mets de côté (sans chercher à changer).

Exemples :

  • Je suis fatiguée, mais je continue “encore un peu”.
  • Je suis contrariée, mais je n’en parle pas pour éviter le conflit.
  • J’ai besoin de repos, mais je me dis que ce n’est “pas le moment”.
Juste voir ce qui se répète, c’est déjà un pas.

Pourquoi on ne se priorise pas (même quand on en a conscience)

Les travaux sur la culpabilité et l’altruisme montrent que beaucoup de personnes ont intégré des schémas précoces :
être aimé = donner, être utile = être légitime.

Dans ce cadre, se prioriser peut activer une alarme intérieure :
peur d’être égoïste, peur de décevoir, peur de perdre le lien.
Le cerveau associe alors le fait de se choisir à un danger relationnel, ce qui alimente des mécanismes d’auto-sabotage.

Ce n’est donc pas un problème de connaissance — on sait qu’il faudrait prendre soin de soi —
mais un conflit interne entre besoin de sécurité relationnelle et besoin de respect de soi.

✨ Exercice doux — Mettre un nom sur la peur

Chapitre 3

Complète cette phrase, sans chercher à être raisonnable :

« Si je me priorise vraiment, j’ai peur que… »

Exemples :

  • …on me trouve égoïste.
  • …je déçoive quelqu’un.
  • …on n’ait plus besoin de moi.
  • …je perde ma place.

Ce n’est pas la vérité qui parle, c’est une peur apprise.

Comprendre que se respecter commence par soi

Les approches thérapeutiques centrées sur l’auto-compassion montrent que le respect de soi n’émerge pas de la performance,
mais de la capacité à reconnaître ses limites sans se juger.

Se respecter, ce n’est pas “faire plus”,
c’est arrêter de se traiter comme une ressource inépuisable.

Prendre soin de soi vraiment permet de réguler le stress, d’améliorer la clarté mentale et même la capacité à s’engager durablement.
Autrement dit : se respecter n’enlève rien aux autres.
Cela permet simplement de ne plus s’oublier.

✨ Exercice doux — Se parler avec respect

Chapitre 4

Pense à quelqu’un que tu respectes profondément. Imagine-le épuisé. Écris une phrase que tu lui dirais.

Exemples de phrases :

  • « Tu fais déjà beaucoup. »
  • « Tu as le droit de te reposer. »
  • « Tu n’as rien à prouver. »
« Et si je me parlais de cette manière ? »

Se prioriser enfin, sans attendre d’aller mal

Les études sur le burn-out sont claires :
la majorité des personnes commencent à se prioriser après un effondrement — physique ou psychique.

Pourtant, la prévention repose sur des ajustements simples et réguliers :
repos, écoute des signaux corporels, temps de récupération, limites claires.

Se prioriser enfin, ce n’est pas tout changer.
C’est déplacer une partie de l’énergie que l’on met au service des autres… vers soi.

Se choisir sans culpabilité devient alors un acte de régulation, pas de rupture.

✨ Exercice doux — Un micro-acte cette semaine

Chapitre 5

Choisis un seul micro-geste (petit, réaliste, faisable) :

Exemples :

  • Prendre un rendez-vous médical pour toi.
  • Dire non à une demande qui t’épuise.
  • Te coucher plus tôt, sans culpabiliser.
  • T’accorder un vrai moment sans “rentabiliser” ce temps.
Petit ne veut pas dire insignifiant.
Ne pas me donner le meilleur de moi-même : se respecter, se prioriser et s’autoriser à vivre pleinement
🧭 Tableaux — Me donner le meilleur de moi-même 2026

Des tableaux simples pour remettre tes envies (projets, voyage, création) au centre, sans pression. Tu peux en choisir un seul, ou les utiliser comme miroir.

Voyage rêvé / Ce qui m’empêche de passer à l’action
🌍 Voyage
Mon envie de voyage Ce qui bloque souvent
Besoin de changement Peur de l’inconnu ou du “pas raisonnable”
Envie de liberté Manque de priorité (toujours après le reste)
Découvrir ailleurs Culpabilité (comme si se faire du bien était “de trop”)
Me retrouver “Ce n’est pas le moment” qui revient en boucle
Astuce : remplace “voyage” par week-end, journée solo ou escapade si c’est plus accessible.
Mes envies profondes / Ce que j’en fais réellement
✨ Envie
Mes envies Ce que j’en fais
Lancer un projet personnel Je doute, j’attends, je prépare sans me lancer
Me former / apprendre Je remets à plus tard, je priorise autre chose
Créer / écrire / oser Je minimise, je me dis “ce n’est pas sérieux”
Prendre soin de moi vraiment Je fais le minimum… et j’appelle ça “normal”
Question douce : qu’est-ce qui aurait besoin de 20 minutes par semaine pour commencer à exister ?
Projets des autres / Mes projets à moi
🚀 Projet
Pour les projets des autres Pour mes projets
Je respecte les deadlines Je reporte
Je m’organise J’improvise
Je trouve du temps Je dis que je n’en ai pas
Je m’investis pleinement Je fais le minimum (ou j’abandonne)
Mini-shift : traite un petit objectif perso comme une mission pro — date, créneau, 1 étape.
“Un jour…” / Ce que je fais maintenant
🕰️ Temps
“Un jour…” Aujourd’hui
Je prendrai du temps pour moi Je cours / je tiens
Je penserai à ma santé Je repousse mes rendez-vous
Je réaliserai ce projet Je le garde dans ma tête
Je voyagerai Je regarde des photos… et je remets
Le déclic : transformer “un jour” en une date, même petite. (Ex : “samedi 10h — 30 minutes”.)

🎁 À retenir

Ne pas se donner le meilleur de soi-même ne vient pas d’un manque de motivation, mais d’une habitude silencieuse : se placer toujours après.

Ce que tu remets à plus tard (un projet personnel, une envie de voyage, un élan créatif) n’est pas moins important que ce que tu fais pour les autres. Il attend simplement que tu lui donnes une vraie place.

En 2026, se donner le meilleur de soi-même, ce n’est pas en faire plus. C’est se prendre enfin au sérieux : ses envies, ses projets, sa santé, sa vie.

Et parfois, il suffit d’un premier pas minuscule pour sortir de l’abandon de soi.

En 2026, je choisis de me donner le meilleur de moi-même

En 2026, je laisse derrière moi l’idée que je peux continuer à me donner le minimum tout en espérant aller bien.
Je choisis d’offrir à ma santé mentale et physique la même attention que celle que je donne à mon travail, à mes responsabilités, à mes engagements.

Ce choix n’est pas une quête de perfection.
C’est une renaissance personnelle, soutenue par quelque chose de fondamental :
le respect de soi est une condition de l’équilibre, pas un luxe.

Et peut-être que se donner le meilleur de soi-même…
commence simplement par ne plus s’abandonner.

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Ce que je laisse en 2026 : ne pas me donner le meilleur de moi-même, se prioriser et se respecter enfin
Ce que je laisse en 2026 : s’abandonner soi-même, se négliger émotionnellement et oublier ses propres besoins
Ne pas me donner le meilleur de moi-même : apprendre à se choisir, se prioriser et arrêter l’auto-sabotage
❓ FAQ — Ne pas me donner le meilleur de moi-même

Des réponses simples et rassurantes pour comprendre pourquoi on se néglige… et comment commencer à se choisir en 2026.

Pourquoi je ne me priorise pas, même quand je sais que j’en ai besoin ?

Parce que se prioriser n’est pas qu’une question d’organisation : c’est aussi une question de permission intérieure. Beaucoup de personnes ont appris à être “aimables” en se mettant après, ou à se sentir légitimes uniquement quand elles donnent.

Résultat : même quand tu en as conscience, tu peux te retrouver à repousser… sans comprendre pourquoi.

Est-ce que “me choisir” veut dire devenir égoïste ?

Non. Se choisir, c’est arrêter de s’abandonner. Ce n’est pas prendre tout l’espace : c’est reprendre le tien. Tu peux rester généreuse et attentionnée, tout en te respectant.

Pourquoi je suis performante au travail mais “laxiste” avec moi-même ?

Le travail apporte souvent un cadre : des attentes claires, des délais, parfois une reconnaissance. Pour toi, il n’y a pas toujours de deadline… alors ton bien-être passe en dernier.

Ce n’est pas un défaut : c’est un mécanisme fréquent. L’enjeu est de recréer un cadre doux pour toi.

Comment arrêter de procrastiner sur ma santé (mentale ou physique) ?

Commence par un micro-pas : une action minuscule, mais réelle (prendre un rendez-vous, bloquer 20 minutes, demander de l’aide). Le but n’est pas de tout transformer d’un coup, mais de sortir de l’immobilité.

Je me néglige émotionnellement : par où commencer ?

Commence par te demander une fois par jour : “De quoi j’ai besoin, là, maintenant ?” Parfois la réponse sera simple : repos, silence, manger, respirer, écrire, marcher.

L’objectif n’est pas la perfection, mais la reconnexion.

Comment commencer à me choisir sans culpabilité ?

La culpabilité peut apparaître quand tu changes une habitude ancienne. C’est un signal de transition, pas une preuve que tu fais mal. Aide-toi d’une phrase simple : “Je peux prendre soin de moi et rester une bonne personne.”

Et si j’ai peur d’échouer sur mon projet personnel (ou mon rêve de voyage) ?

Souvent, on n’abandonne pas par manque d’envie, mais par peur : peur d’échouer, de décevoir, ou de ne pas être “à la hauteur”. Une approche douce : transformer le projet en “prochaine étape” au lieu de “grand saut”.

Un pas concret vaut mieux qu’un rêve parfait.

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