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Amour Propre: comment s’aimer soi-même?

Femme représentée dos à dos, avant triste et après confiante – amour propre et comment s’aimer soi-même
Reading Time: 14 minutes

En scrollant sur les réseaux, je suis tombée sur une boîte à questions où quelqu’un demandait : « Comment trouver l’amour quand on ne s’aime pas soi-même ? »
Et c’est vrai : comment peut-on espérer accueillir un amour équilibré, sincère et durable si notre propre relation intérieure est faite de critiques, de jugements et de désamour ?

Depuis notre enfance, nous cultivons une relation intime avec nous-même. Elle est faite de hauts et de bas, comme toutes les histoires d’amour. Mais lorsque le désamour devient constant, il se répercute partout : dans notre couple, notre vie professionnelle, nos amitiés… et surtout dans notre épanouissement personnel.

Cet article inaugure ma rubrique Objectif : réussir sa rentrée !
Et si cette année, au lieu de se lancer dans mille projets, nous commencions par écrire la plus belle des histoires : celle que nous vivons avec nous-même ?

Faire de l’amour de soi votre première valeur

« S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui durera toute une vie. » — Oscar Wilde

Qu’est-ce que l’amour de soi ?

Contrairement aux idées reçues, l’amour de soi ne signifie pas se mettre au-dessus des autres, encore moins sombrer dans l’égoïsme.
La psychologie contemporaine le définit comme une attitude de bienveillance, d’acceptation et de respect envers soi-même. Kristin Neff, psychologue américaine, pionnière de la recherche sur l’autocompassion, explique que s’aimer soi-même, c’est avant tout se traiter comme on traiterait un ami cher : avec compréhension, patience et indulgence.

Les neurosciences montrent même que la pratique de l’autocompassion active certaines zones cérébrales liées au bien-être et réduit l’activité de l’amygdale, responsable des réponses au stress. Autrement dit : apprendre à s’aimer, c’est littéralement calmer son cerveau.

Femme afro se regardant dans le miroir et cultivant l’amour de soi.

Pourquoi c’est important de se définir des valeurs ?

Nos valeurs sont comme un GPS intérieur. Elles orientent nos choix, nos relations et nos priorités. Quand nous n’avons pas de valeurs claires, nous sommes comme une barque ballotée au gré des vagues : les attentes des autres, la pression sociale, les injonctions familiales.

La psychologie cognitive parle d’incohérence cognitive : lorsque nos actes ne sont pas alignés avec nos valeurs profondes, nous ressentons du malaise, parfois sans savoir pourquoi.
Se définir des valeurs, c’est donc donner une cohérence à sa vie.

Et si, parmi toutes ces valeurs, nous choisissions de placer l’amour de soi en numéro un ?

Faire de l’amour de soi sa valeur numéro uno

C’est ici que j’aimerais partager une expérience personnelle.
Dans beaucoup de familles afro-caribéennes (et ailleurs aussi, mais je parle de ce que je connais), l’amour a souvent été présenté à travers un filtre : « Je t’aime quand tu obéis, quand tu ne réponds pas, quand tu es sage et docile. »

On grandit avec l’idée que l’amour est conditionnel. Qu’il faut mériter l’affection de ses parents en se pliant, en se taisant, en ne dérangeant pas. Mais ce n’est pas de l’amour, c’est du contrôle.
Et une fois adultes, nous gardons souvent ce logiciel brouillé : nous confondons amour et soumission, respect et silence. Nous sommes parfois extrêmement durs avec nous-mêmes, comme si nous devions encore obéir à une autorité intérieure.

Faire de l’amour de soi une valeur prioritaire, c’est réécrire ce logiciel.
C’est dire : « Mon amour pour moi-même n’est pas conditionnel. Je m’accepte dans mes forces et mes faiblesses, je mérite le respect même quand je ne suis pas parfait·e. »

Et c’est un apprentissage. Pour beaucoup, c’est même une révolution intime.

L’amour de soi commence par l’acceptation

Apprendre à s’aimer, ce n’est pas attendre de devenir “parfait”. C’est commencer par dire :

« Me voilà, avec mes ombres et mes lumières. Et j’accepte de marcher avec tout ça. »

Introspection : qui es-tu ?

Il est toujours utile de prendre une pause pour soi, loin du bruit et des injonctions, pour réfléchir à qui l’on est vraiment.
Identifier ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas, établir ses forces, ses faiblesses, ses qualités et ses défauts.

Souvent, nous minimisons nos réussites. Pourtant, il suffit de regarder en arrière : tu as appris à marcher, à parler, à réfléchir, à te relever même quand c’était difficile. Tout cela fait déjà partie de tes victoires.
Prendre le temps de les reconnaître permet de contrer les pensées limitantes qui murmurent : « Tu n’es pas assez beau/belle, pas assez intelligent·e, trop ceci, trop cela. »

📝 Petit outil pratique (l’auto-questionnement guidé) :

  • Quelles sont les trois choses dont je suis fier·e aujourd’hui ?
  • Qu’est-ce que j’admire chez moi ?
  • Quelle difficulté ai-je déjà surmontée dans ma vie ?

Ces questions, inspirées de la thérapie cognitive, permettent de renforcer l’estime de soi en ancrant des preuves concrètes de sa valeur.

Homme méditant et priant pour cultiver l’amour de soi.

Apprendre de ses défauts

Un “défaut” n’est pas une condamnation. C’est souvent une qualité poussée à l’excès ou mal orientée.

La science cognitive parle de reframing (recadrage) : changer la manière dont on interprète une situation, une émotion ou une caractéristique afin d’y voir une opportunité plutôt qu’une fatalité.

Exemple : l’hypersensibilité, souvent vécue comme un fardeau, peut aussi être une immense force d’empathie et de créativité.

Les recherches en psychologie montrent que ce recadrage favorise la résilience, car il aide le cerveau à voir une marge d’action plutôt qu’un blocage.

Viola Davis : Elle a longtemps vécu la honte de sa pauvreté et de ses origines. Dans son autobiographie Finding Me, elle explique qu’elle a transformé cette douleur en force artistique, en donnant une intensité unique à ses rôles. Ce qu’elle considérait comme une blessure est devenu la source de son authenticité d’actrice.

Oprah Winfrey : Enfant, elle a souffert de pauvreté et d’abus. Elle a recadré ses expériences en les voyant comme une école de vie qui l’a rendue capable de comprendre la souffrance des autres. Son empathie est devenue son superpouvoir, au cœur de son succès médiatique.

Chimamanda Ngozi Adichie (autrice nigériane) : Dans ses conférences, elle parle de ses différences culturelles qui l’ont d’abord marginalisée aux États-Unis. Elle a recadré cette expérience en faisant de sa voix unique une force pour porter des récits africains universels.

Kendrick Lamar : Grandir dans un environnement violent à Compton aurait pu l’écraser. Il a recadré son vécu en l’utilisant comme matière brute pour sa musique, transformant la douleur en art et en message social puissant.

Issa Rae : Elle racontait qu’elle se sentait “awkward” (maladroite, pas assez glamour) dans un milieu qui valorisait d’autres modèles. Elle a recadré cette maladresse en authenticité, en faisant de sa différence la base de sa série Insecure, devenue culte.

Femme pensive qui réfléchit à l’amour propre et à s’aimer soi-même.

S’aimer soi-même, c’est arrêter de se critiquer

Nous avons tous cette petite voix intérieure qui juge, compare, rabaisse. En psychologie cognitive, on sait qu’elle est alimentée par un phénomène universel : le biais de négativité. Notre cerveau est programmé pour retenir plus fortement les expériences négatives que les positives. Une critique ou un échec marque davantage qu’un compliment ou une réussite. C’est une question de survie héritée de nos ancêtres : mieux valait se souvenir d’un danger que d’un moment agréable. Mais aujourd’hui, ce mécanisme joue souvent contre nous.

Résultat : une parole blessante reçue il y a des années continue de résonner, alors que des dizaines de compliments sont passés inaperçus. Et peu à peu, cette critique devient notre voix intérieure.

Pourtant, cette voix n’est pas une fatalité. Elle peut être recadrée, apprivoisée. Certains psychologues parlent de la traiter comme un personnage extérieur : lui donner un nom, une forme (ce petit démon des dessins animés par exemple) pour la rendre moins puissante. Ensuite, il s’agit de questionner : “Cette critique est-elle fondée ? Peut-elle m’aider à grandir ? Ou est-ce juste une dévalorisation gratuite ?”

Et puis, rappelons-nous que nos défauts ou nos difficultés ne sont pas des murs, mais des tremplins. Prenons l’exemple de personnalités inspirantes :

  • Oprah Winfrey, longtemps rabaissée pour sa couleur de peau et son apparence, a transformé ces critiques en moteur pour créer un espace médiatique inclusif et bienveillant.
  • Serena Williams, souvent critiquée pour sa puissance jugée “trop masculine”, a recadré cette force en faisant d’elle une championne unique, brisant les codes du tennis féminin.
  • Lizzo, attaquée sur son corps, a choisi de renverser la narration en célébrant sa différence et en devenant une icône du body-positivity.

Dans ma propre histoire, j’ai longtemps pensé que je n’étais “pas assez intelligente” pour décrocher un diplôme. Cette pensée limitante m’a poursuivie. Jusqu’au jour où j’ai décidé de la confronter, de me prouver le contraire. Et je l’ai fait. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité : une croyance peut être déconstruite.

Il faut aussi accepter que ce processus prend du temps. Rome ne s’est pas construite en un jour. S’aimer soi-même demande des pas quotidiens : noter ses réussites, aussi petites soient-elles, se féliciter, parfois même se récompenser. La psychologie comportementale nous apprend que la récompense active la dopamine, l’hormone de la motivation. Quand on se félicite après un effort, même minime, notre cerveau enregistre : “C’était agréable, recommençons !”

Alors oui, c’est un chemin. Mais chaque mot de douceur, chaque petite victoire notée, chaque encouragement offert à soi-même construit, pierre après pierre, un socle solide d’amour propre.

S’aimer soi-même, c’est accepter d’être soi et personne d’autre

« Soyez vous-même, les autres sont déjà pris. » — Oscar Wilde

Les réseaux sociaux ressemblent à un album photo : on y choisit les plus beaux clichés, les instants les plus flatteurs. Ce n’est pas la réalité entière, juste une mise en scène.
Il est donc injuste de comparer ton quotidien brut au “best of” de la vie des autres.

Les chercheurs en psychologie sociale ont montré que cette comparaison dite ascendante (upward comparison), où l’on se mesure à plus “beau, riche ou heureux que soi”, fragilise directement l’estime de soi. Une méta-analyse menée en 2020 (Fardouly et al.) a même confirmé que l’usage intensif d’Instagram augmente la dévalorisation de son corps et de son image, surtout chez les jeunes femmes. Et pourtant, paradoxalement, une autre étude de l’Université de Pennsylvanie (2018) a révélé que limiter son usage des réseaux à 30 minutes par jour améliore nettement le bien-être et réduit les sentiments de solitude.

Alors que faire ? La clé n’est pas forcément de tout couper, mais d’apprendre à recadrer. C’est humain d’admirer quelqu’un. Moi, par exemple, j’admire Rihanna. Mais je sais que Valérie est Valérie. L’admiration ne doit pas se transformer en dévalorisation. Au contraire, elle peut devenir une source d’inspiration qui m’encourage à dépasser mes limites, à me fixer de nouveaux objectifs ou à ouvrir des possibles que je n’osais pas envisager.

La psychologie recommande d’ailleurs de transformer nos comparaisons en leviers : au lieu de se dire « Je ne suis pas assez… », essayer « Ce que je vois chez l’autre m’inspire à explorer cette facette en moi. » De plus, faire le ménage dans son fil d’actualité pour ne garder que les comptes qui élèvent et inspirent, et pratiquer chaque jour un petit rituel de gratitude envers soi, aide à contrer l’effet négatif du regard extérieur.

En fin de compte, les réseaux sociaux ne sont qu’un décor. La véritable scène, c’est ta vie, unique et entière, avec ses réussites visibles et invisibles. Et cette authenticité-là, personne ne peut la mettre en vitrine à ta place.

Jeune homme se regardant dans le miroir pour apprendre à s’aimer.

L’amour de soi, c’est poser des limites

S’aimer soi-même, c’est se recadrer

Cette petite voix intérieure qui dévalorise, on la retrouve souvent représentée comme un petit démon dans les dessins animés. Elle murmure “Tu n’y arriveras pas”, “Tu n’es pas à la hauteur”, ou encore “Tu ne mérites pas mieux”.

Mais toutes les critiques intérieures ne se valent pas. Certaines peuvent être utiles — par exemple quand elles signalent qu’on a commis une erreur à corriger. D’autres, en revanche, sont toxiques : elles ne visent pas nos actes, mais notre valeur profonde. Et c’est là que la psychologie peut nous aider à faire le tri.

Les thérapies cognitives (TCC) expliquent que beaucoup de nos pensées automatiques sont biaisées. On ne les choisit pas, elles surgissent. Parmi elles, on trouve :

  • La généralisation excessive : “J’ai raté une fois, donc je rate toujours.”
  • La pensée tout ou rien : “Si ce n’est pas parfait, c’est nul.”
  • La lecture de pensée : “Les autres pensent sûrement que je suis ridicule.”

👉 L’exercice de recadrage (reframing) consiste à mettre en pause cette voix et à l’interroger :

  1. Écris ta pensée négative.
  2. Demande-toi : est-ce un fait objectif ? une interprétation ? une peur ?
  3. Reformule-la en version constructive et réaliste.

Exemple : “Je suis nul·le”“Je n’ai pas encore appris, mais je peux progresser.”

Les neurosciences ont montré que cette pratique de recadrage active le cortex préfrontal (zone de la réflexion) et réduit l’activité de l’amygdale (zone des émotions négatives). En clair : prendre le temps de recadrer calme le cerveau et renforce la capacité à raisonner.

Les psychologues conseillent parfois de donner un nom à cette voix critique, comme pour la mettre à distance. Par exemple : “Ah, tiens, voilà encore Madame Parfaite qui me parle…” En la personnifiant, on cesse de la confondre avec notre identité et on reprend le pouvoir.

En d’autres termes : tu as le pouvoir de choisir quelle voix écouter. Et plus tu tends l’oreille vers ton petit ange, plus elle prend de la place dans ton esprit.

S’aimer soi-même, c’est se dire oui

« Dire non aux autres, c’est se dire oui à soi. »

Apprendre à poser des limites, ce n’est pas de l’égoïsme. C’est un acte d’amour envers soi-même. Quand tu dis “non”, tu ne rejettes pas l’autre, tu choisis simplement de respecter tes besoins et ton énergie.

Les psychologues parlent de gestion des frontières personnelles. Selon une étude publiée dans le Journal of Personality (2015), les personnes capables de fixer des limites claires développent une meilleure estime d’elles-mêmes et entretiennent des relations plus équilibrées. À l’inverse, celles qui n’osent pas dire non finissent souvent en surmenage émotionnel ou physique, avec ce que le psychiatre Christophe André appelle joliment des “suceurs d’énergie” dans nos vies.

Les chercheurs en psychologie sociale ont également montré que l’incapacité à dire non est liée à un excès de souci d’approbation (le besoin d’être aimé ou reconnu). Cela crée une fatigue invisible : celle de toujours donner sans jamais se recharger.

Alors oui, poser des limites, c’est écouter son cœur. Et rappelons-nous : ton cœur bat pour toi, pas pour les autres.

💡 Exercice psycho pratique :
La prochaine fois qu’on te demande un service, prends 10 secondes avant de répondre. Demande-toi :

  • Ai-je envie ?
  • Ai-je l’énergie ?

Si la réponse est non, autorise-toi à le dire sans culpabilité. C’est ce qu’on appelle l’assertivité : une manière de s’affirmer sans agressivité, mais avec clarté.

Et tu verras, plus tu t’exerces à dire non quand c’est nécessaire, plus ton oui redevient sincère et puissant.

S’aimer soi-même en se complimentant et en se félicitant

Apprendre à se complimenter peut sembler artificiel au début, presque gênant. Pourtant, la psychologie et les neurosciences montrent que c’est un outil puissant : les affirmations positives et la reconnaissance de ses réussites renforcent littéralement les circuits neuronaux de l’estime de soi.

Selon une étude publiée dans le Social Cognitive and Affective Neuroscience Journal (2016), se répéter des affirmations valorisantes active les zones du cerveau liées à la récompense et à la motivation, notamment le cortex préfrontal ventromédian. Cela améliore non seulement l’humeur, mais aussi la capacité à rebondir face aux difficultés.

Les psychologues parlent aussi de renforcement positif : quand tu te félicites pour un effort, ton cerveau libère de la dopamine, l’hormone de la motivation. Résultat ? Tu as plus de chances de répéter le comportement, même s’il était difficile au départ.

💡 Exercices pratiques

  • Le miroir des éloges : chaque matin, regarde-toi dans le miroir et dis-toi quelque chose de positif. Ça peut être “J’aime mon sourire”, “Je suis fier·e d’avoir persévéré hier”, ou simplement “Je suis digne d’amour”. Au début, ça semble forcé. Mais à force, le cerveau l’intègre.
  • Le carnet des gratitudes : note trois choses dont tu es reconnaissant·e chaque jour. Elles peuvent être minuscules (un rayon de soleil, un café chaud, un message d’un ami). Ce rituel est prouvé pour réduire l’anxiété et renforcer l’optimisme (Emmons & McCullough, 2003).
  • Les post-it bienveillants : colle des phrases encourageantes dans ta maison, ton bureau, ou même ton agenda. Exemple : “Tu fais de ton mieux et c’est déjà beaucoup”, “Respire, tu gères”. Ce petit rappel visuel agit comme un ancrage positif.

En résumé, se complimenter et se féliciter n’a rien de superficiel : c’est une forme d’entraînement mental. Comme un muscle, l’amour propre se développe avec la répétition. Plus tu pratiques, plus ton cerveau s’habitue à voir ce qu’il y a de beau en toi.

S’aimer soi-même, c’est se faire plaisir

Prendre du temps pour soi, ce n’est pas un luxe ni de la paresse : c’est une véritable preuve d’amour envers soi-même. Quand tu t’autorises des moments de plaisir, tu envoies un message clair à ton esprit : “Je mérite de l’attention, je compte.”

La psychologie positive, développée par Martin Seligman, montre que le bien-être durable ne repose pas uniquement sur la réussite ou les obligations accomplies, mais aussi sur les expériences plaisantes et nourrissantes. Elles génèrent des émotions positives qui agissent comme un “tampon” face au stress.

Les neurosciences vont dans le même sens : les activités agréables déclenchent la libération de dopamine (motivation) et de sérotonine (sérénité), des neurotransmetteurs essentiels pour l’équilibre mental.

Et bonne nouvelle : tu n’as pas besoin de grand-chose pour en profiter.

Explorer de nouvelles activités : si tu ne sais pas encore ce que tu aimes, ose tester. Un cours de yoga, une activité manuelle, une promenade dans un quartier inconnu… parfois, le plaisir naît de la découverte.

Lire et s’évader : la lecture permet de voyager sans bouger, d’apprendre, de rêver. Je t’invite à découvrir mon article Comment lire plus? .

Regarder un film feel-good : certains films sont comme des vitamines émotionnelles. Pour moi, Yes Man reste un incontournable. À chaque visionnage, je rigole, je me sens légère, et je me rappelle qu’oser dire “oui” peut transformer une vie.

Tenir un journal : écrire n’est pas seulement une activité créative, c’est aussi thérapeutique. C’est un espace intime où tu peux déposer tes émotions, vider ton esprit, réfléchir à tes envies. En consacrant ce temps à ton journal, tu envoies à ton cerveau un message puissant : “Ma vie intérieure mérite d’être entendue.”

En psychologie, on parle de nourrir son enfant intérieur. Ce plaisir simple, ludique, spontané, est une manière inconsciente (ou très consciente !) de se rappeler qu’on est digne d’intérêt et de douceur.

En fin de compte, se faire plaisir, c’est se rappeler que la vie n’est pas seulement une suite d’obligations. C’est aussi une aventure faite de rires, de découvertes et de moments précieux, même minuscules.

S’aimer soi-même, c’est savoir s’entourer

L’amour propre ne se cultive pas uniquement dans le silence de l’introspection. Il se nourrit aussi des relations que nous entretenons avec les autres. On dit souvent : “Tu es la moyenne des cinq personnes que tu fréquentes le plus.” Et il y a beaucoup de vrai là-dedans.

La psychologie sociale a démontré que nos relations sont l’un des piliers majeurs du bien-être. Le psychiatre américain George Vaillant, qui a dirigé la fameuse Harvard Study of Adult Development (la plus longue étude scientifique sur le bonheur, menée sur plus de 75 ans), conclut que la qualité de nos relations est ce qui détermine le plus fortement notre santé et notre épanouissement à long terme. Pas l’argent, pas la réussite : mais des liens sincères et soutenants.

À l’inverse, les relations toxiques agissent comme des poisons invisibles. Les chercheurs parlent parfois de “vampires émotionnels” ou “suceurs d’énergie” : ce sont ces personnes qui critiquent, minimisent nos réussites, imposent leur négativité ou manipulent notre générosité. Et rester trop longtemps exposé à ce type de relations entraîne du stress chronique, de l’anxiété, et même une baisse de l’estime de soi.

C’est pourquoi s’aimer soi-même, c’est aussi savoir dire au revoir. Parfois, même à des personnes proches, parfois même à des membres de la famille. Cela peut être difficile, mais tu n’as qu’une vie, et elle mérite d’être remplie de personnes qui te respectent, qui te voient vraiment, qui te font sourire et rigoler.

💡 Petit rituel simple : fais la liste des personnes qui te donnent de l’énergie après les avoir vues, et celles qui t’en retirent. Tu verras vite où placer tes priorités.

Mais il ne s’agit pas seulement d’éliminer : il s’agit aussi de construire. Rechercher activement des relations qui nous élèvent. S’entourer de personnes bienveillantes, inspirantes, qui célèbrent nos réussites au lieu de les minimiser.

Et si c’est trop difficile de tout faire seul, n’oublie pas que demander de l’aide est une force. Parfois, un·e professionnel·le — psychologue, coach, thérapeute — peut être ce soutien extérieur dont on a besoin pour apprendre à gérer ses émotions, guérir certaines blessures et avancer plus sereinement.

En résumé : savoir s’entourer, c’est choisir la lumière. C’est se rappeler que ton amour propre ne se construit pas en vase clos, mais qu’il se reflète aussi dans les yeux de celles et ceux qui t’accompagnent sur ton chemin.

Comment m’aimer moi-même ?

S’aimer soi-même commence par de petites actions quotidiennes : apprendre à se parler avec bienveillance, reconnaître ses réussites, poser des limites saines, et pratiquer des rituels d’auto-compassion. C’est un processus, pas une destination.

Pourquoi je n’arrive pas à m’aimer ?

Il est fréquent d’avoir du mal à s’aimer à cause d’expériences passées, d’un environnement critique, ou de comparaisons constantes — notamment via les réseaux sociaux. Mais le manque d’amour propre n’est pas une fatalité : on peut reprogrammer son regard sur soi grâce à la psychologie positive et au travail intérieur.

Comment puis-je apprendre à aimer ?

On apprend à aimer en commençant par soi : accepter ses forces et ses faiblesses, cultiver la gratitude pour ses réussites, et choisir des relations saines. Plus on développe l’amour de soi, plus on peut aimer les autres de façon équilibrée et sincère.

Est-il possible d’apprendre à aimer ?

Oui. L’amour n’est pas uniquement une émotion, c’est aussi une compétence qui se développe. Les exercices de bienveillance et d’autocompassion renforcent durablement les circuits neuronaux liés à la régulation des émotions et à la motivation.

Quelles sont les conséquences de ne pas s’aimer soi-même ?

Le manque d’amour propre peut entraîner des relations déséquilibrées (acceptation du manque de respect, dépendance affective), une baisse d’estime de soi et, à long terme, du stress ou de l’anxiété. À l’inverse, cultiver l’amour de soi améliore la résilience, l’épanouissement et la qualité des relations.

Pourquoi ai-je du mal à m’aimer moi-même ?

Nous portons souvent un « logiciel intérieur » hérité de l’enfance ou de la société : obéir pour être aimé, se conformer pour être accepté. Ce conditionnement

Ecris ta plus belle des histoires d’amour

S’aimer soi-même n’est pas un luxe ni une mode : c’est une fondation. (petit aparté as-tu vu la série Fondation une pépite, j’en parle ici.) Cela demande du temps, parfois du courage, et beaucoup de douceur. Mais chaque petit pas compte : un compliment, une limite posée, un moment de plaisir volé dans la journée… Autant de preuves d’amour que tu t’offres à toi-même.

Et toi, comment pratiques-tu l’amour de soi au quotidien ?
Partage ton expérience en commentaire, car ton témoignage peut inspirer et aider d’autres personnes qui, comme toi, cheminent vers plus de bienveillance intérieure.

Pour prolonger ta lecture, je t’invite à découvrir 3 rituels du matin pour apaiser l’anxiété. Ces pratiques simples peuvent t’accompagner chaque jour pour commencer la journée avec sérénité et confiance.

En attendant, n’oublie pas : tu es ta plus grande histoire d’amour. Prends soin de toi, un peu plus chaque jour 💕.

6 réponses à “Amour Propre: comment s’aimer soi-même?”

  1. Avatar de Bénédicte
    Bénédicte

    Merci pour cet article très complet et bien fait. J’apprécie tout particulièrement les parties sur le recadrage et le biais de négativité. Et j’aime bien la citation d’Oscar Wilde que j’avais déjà notée.

    1. Avatar de Valérie

      Merci pour ton commentaire, j’adore Oscar Wilde.

  2. Avatar de Laura
    Laura

    Merci pour tous ces conseils. Cela me parle énormément, moi qui ne m’aime pas beaucoup…

    1. Avatar de Valérie

      Merci Laura, tu m’hérites tout l’amour du monde!

  3. Avatar de JeanneOO
    JeanneOO

    Merci, Valérie, pour cet article tellement riche et profond. Il amène à l’introspection et à la réflexion. Cette invitation à préparer sa rentrée en commençant par écrire l’histoire que nous vivons avec nous-même est une belle initiative. Effectivement, l’amour ou le désamour de soi a des répercussions sur toutes les sphères de notre vie. Merci pour tes précieux conseils.

    1. Avatar de Valérie

      Merci, se donner de l’amour c’est s’offrir des sourires tous les matins!

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