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Jout 14: 7 pauses pour se sentir vivre avant les fêtes

Femme noire recevant un massage, illustrant une pause bien-être avant les fêtes pour relâcher la tension corporelle.
Reading Time: 8 minutes

(s’offrir de la douceur, simplement)

Avant les fêtes, tout semble aller plus vite.
Les journées se remplissent, les corps fatiguent, les têtes débordent.
Et parfois, on continue sans vraiment sentir ce qui se passe à l’intérieur.

Alors, avant de penser à faire plus,
et si l’on s’offrait des pauses pour se sentir vivre ?

Pas des pauses pour aller mieux.
Pas des pauses pour être productive.
Juste des pauses pour ressentir de bonnes vibrations dans son corps,
pour se rappeler que l’on est là, vivante, sensible.

Voici 7 pauses à s’offrir avant les fêtes.
Des pauses vraies.
Des pauses tendres.

🕯️ Une pause, avant de continuer

Ces pauses sont inspirées d’expériences vécues, de pratiques reconnues pour apaiser le corps (contact avec la nature, plaisir sensoriel, toucher, lenteur), et de repères issus de la psychologie du stress et de la régulation émotionnelle.

Ici, pas d’injonction à aller mieux, ni de recette miracle. Juste des invitations simples à ralentir et à se reconnecter au corps, quand la période devient trop dense.

✨ En bref
  • Des pauses pour revenir au corps et aux sensations
  • Des moments simples pour ressentir de bonnes vibrations
  • Des idées de sorties et de plaisirs doux avant les fêtes
  • Des parenthèses pour ralentir sans culpabiliser
  • Une autre façon de traverser décembre, avec plus de tendresse

🌲 1. Marcher en forêt, comme un bain pour l’âme

Quand la surcharge émotionnelle devient trop importante, le corps et le cerveau entrent en état d’alerte prolongée.
Les pensées tournent en boucle, la fatigue s’installe, la capacité à décider diminue.

Au Japon, face à ce type de saturation, il est courant de recommander une pratique simple : marcher en forêt.
Cette approche porte un nom : Shinrin-yoku, littéralement « bain de forêt ».

Il ne s’agit ni de sport, ni de randonnée, ni de performance.
Il s’agit d’une exposition volontaire à un environnement naturel, sans objectif, sans distraction, sans obligation de résultat.

De nombreuses études japonaises et internationales ont montré que le temps passé en forêt :

  • diminue le taux de cortisol (hormone du stress)
  • ralentit le rythme cardiaque
  • améliore la variabilité cardiaque (indice de régulation émotionnelle)
  • favorise un état de calme attentif plutôt que d’hypervigilance

La forêt agit comme un régulateur naturel du système nerveux.
La lumière filtrée, les odeurs végétales (phytoncides), les sons non agressifs envoient au cerveau un message simple : l’environnement est sûr.

Pourquoi « faire des câlins aux arbres » n’est pas si absurde

Ces dernières années, une tendance a émergé : enlacer les arbres.
Si elle prête parfois à sourire, elle repose pourtant sur un principe sérieux : le contact physique avec le vivant.

Le toucher lent, stable, non menaçant :

  • active le système parasympathique
  • favorise la sécrétion d’ocytocine
  • aide à sortir de l’état de tension chronique

Autrement dit, ce geste apparemment anodin peut aider le corps à redescendre, sans passer par la réflexion ou l’analyse.

Homme et femme noirs marchant en forêt, symbole d’une pause bien-être avant les fêtes pour ralentir et s’ancrer.

✨ 2. Regarder les vitrines de Noël comme un enfant

Quand l’esprit est saturé, il cherche soit à contrôler, soit à s’échapper.
Les vitrines de Noël offrent une troisième voie : la contemplation guidée.

Regarder des vitrines n’est pas une activité futile.
C’est une stimulation visuelle douce, structurée, sans enjeu personnel.
On observe sans décider, sans produire, sans performer.

Les neurosciences montrent que :

  • la contemplation visuelle calme l’activité du cortex préfrontal (zone de la planification et de la rumination)
  • les scènes esthétiques activent les circuits de la dopamine douce (plaisir non addictif)
  • le regard posé sur des formes harmonieuses réduit la charge mentale

Les vitrines de Noël sont conçues pour raconter une histoire visuelle cohérente :
couleurs chaudes, mouvements lents, lumières non agressives.
Elles offrent au cerveau un cadre sécurisant, temporaire, sans sollicitation excessive.

Pourquoi cela fonctionne particulièrement en période de surcharge

En période de stress, le cerveau a du mal à se projeter positivement.
Les vitrines jouent alors un rôle intéressant :
elles réactivent l’imaginaire, sans demander d’effort.

On ne nous demande rien.
On ne nous compare à rien.
On regarde, simplement.

Ce mécanisme est proche de ce que les psychologues appellent la régression saine :
un retour temporaire à un état de curiosité, d’émerveillement, sans enjeu identitaire.

🎄 3. Flâner dans un marché de Noël

Quand la tête est pleine, le corps disparaît souvent du champ de conscience.
On pense, on anticipe, on gère… mais on ne sent plus vraiment où l’on est.

Flâner dans un marché de Noël permet justement cela :
revenir au présent par les sens, sans effort volontaire.

Il ne s’agit pas d’acheter, ni de consommer.
Il s’agit de marcher lentement dans un environnement vivant, rythmé, mais non menaçant.

La régulation émotionnelle passe en grande partie par le corps.
Les environnements riches sensoriellement, mais prévisibles, aident le système nerveux à sortir de l’hypervigilance.

Un marché de Noël mobilise :

  • l’odorat (épices, bois, sucre chaud)
  • l’ouïe (bruits diffus, voix, musique douce)
  • la vue (lumières, couleurs chaudes)
  • le mouvement lent du corps

Cette stimulation multisensorielle ramène l’attention dans l’instant, ce que les psychologues appellent l’ancrage sensoriel.

Pourquoi ce type de lieu apaise, malgré l’agitation

Contrairement à un centre commercial, le marché de Noël :

  • se parcourt lentement
  • n’impose pas de choix rapides
  • offre des repères visuels simples
  • crée une impression de temporalité suspendue

Le cerveau comprend que l’on peut être là sans urgence.

Ce sentiment de « temps ralenti » est essentiel pour apaiser la surcharge émotionnelle.

Homme et femme noirs devant des vitrines de Noël, pause bien-être avant les fêtes sans pression ni obligation.

🖼️ 4. Aller voir une exposition

Quand on est en surcharge émotionnelle, le problème n’est pas seulement ce que l’on ressent,
c’est aussi ce qui tourne en boucle dans la tête.

Voir une exposition offre une pause particulière :
elle ne cherche pas à calmer directement,
elle déplace l’attention.

On sort de son quotidien mental pour entrer dans un autre univers symbolique, visuel, narratif.

Les études en psychologie cognitive montrent que l’exposition à l’art :

  • réduit l’activité des circuits liés à la rumination
  • stimule l’attention soutenue sans surcharge
  • favorise un état de présence silencieuse
  • diminue la perception subjective du stress

Regarder une œuvre demande une attention douce :
ni passive comme le scrolling,
ni exigeante comme la résolution de problème.

C’est ce que l’on appelle un repos cognitif actif.

Pourquoi l’art aide quand tout est trop concret

Quand la vie devient lourde, très matérielle, très logistique,
l’art offre un espace où tout n’a pas besoin d’être résolu.

On peut :

  • ressentir sans expliquer
  • être touchée sans analyser
  • passer à l’œuvre suivante sans conclure

Ce flou est réparateur pour un esprit trop sollicité.

🧇 5. Manger une gaufre à la crème de marron

Quand on est en surcharge émotionnelle, le corps est souvent en restriction permanente.
Restriction de temps, de plaisir, de repos.
Même manger devient fonctionnel.

S’offrir une pause gourmande — une gaufre à la crème de marron, par exemple — n’est pas un écart.
C’est une stimulation sensorielle consciente.

Le plaisir alimentaire, lorsqu’il est vécu en pleine attention, active :

  • la dopamine (plaisir et motivation)
  • la sérotonine (apaisement, régulation de l’humeur)
  • le système parasympathique (repos et digestion)

À l’inverse, la privation ou la culpabilité maintiennent le corps en état d’alerte.

Manger quelque chose de chaud, de sucré, de réconfortant envoie au cerveau un message simple :
le danger est temporairement écarté.

Pourquoi les aliments « doudous » fonctionnent

Les aliments associés à l’enfance ou à des souvenirs chaleureux (châtaigne, chocolat, vanille) activent la mémoire émotionnelle.
Ils créent une sensation de sécurité intérieure, sans avoir besoin de mots.

Ce n’est pas un hasard si, dans les périodes difficiles, le corps cherche :

  • du chaud
  • du doux
  • du sucré modéré

Ce sont des stratégies biologiques de régulation.

💆🏽‍♀️ 6. S’offrir un massage ou un soin du corps

Quand on traverse une période intense, le corps encaisse.
Il tient droit quand l’intérieur vacille.
Il serre les mâchoires, les épaules, le ventre.
Souvent sans qu’on s’en rende compte.

Un massage ou un soin du corps agit là où les mots ne passent plus :
par le toucher lent, sécurisé, enveloppant.

Le toucher bienveillant active des récepteurs spécifiques de la peau (fibres C tactiles),
directement reliés aux zones du cerveau impliquées dans la régulation émotionnelle.

Les études montrent que le massage :

  • diminue le cortisol
  • augmente l’ocytocine (hormone du lien et de la sécurité)
  • améliore la perception corporelle
  • aide à sortir de l’état de vigilance permanente

Autrement dit, le corps reçoit un message clair :
il peut relâcher la tension.

Groupe de personnes noires dans un marché de Noël, illustrant une pause bien-être avant les fêtes pour se sentir vivre.

Pourquoi se faire toucher aide quand on porte trop

Quand on porte des responsabilités lourdes, on reste souvent en contrôle.
Le massage inverse cette logique :
on se laisse faire, on n’a rien à gérer, rien à expliquer.

Ce lâcher-prise corporel permet parfois de libérer :

  • des émotions retenues
  • une fatigue ancienne
  • une tension accumulée depuis longtemps

Sans analyse.
Sans justification.

💅🏽 7. Prendre soin de ses mains ou de ses pieds

Les mains et les pieds sont souvent les grands oubliés du soin.
Ils font pourtant tout le travail silencieux :
porter, soutenir, avancer, donner.

Quand on traverse une période chargée, revenir à ces zones du corps permet un ancrage immédiat, simple, profond.

Les mains et les pieds sont riches en terminaisons nerveuses.
Leur stimulation douce agit directement sur le système nerveux autonome.

Les pratiques de soin localisé (massage des mains, réflexologie plantaire, soins esthétiques doux) montrent des effets sur :

  • la détente globale
  • la diminution de l’agitation mentale
  • la sensation de sécurité corporelle

C’est une forme de régulation par le bas : on apaise le corps, et l’esprit suit.

Pourquoi cette pause est si puissante quand on est fatiguée

Prendre soin de ses mains ou de ses pieds, c’est reconnaître :

  • ce qui nous relie au monde
  • ce qui nous permet d’avancer
  • ce qui donne, souvent sans retour

C’est une pause humble, mais profondément réparatrice.
Elle ne demande ni performance, ni lâcher-prise spectaculaire.

Juste de l’attention.

Ce que tu ressens Ce dont ton corps a besoin Une pause concrète
Tu te sens saturée, à fleur de peau. Ralentir et sortir de l’alerte. Marcher en forêt, sans objectif, 20 minutes.
Ton mental tourne en boucle. Déplacer l’attention sans effort. Voir une exposition ou regarder les vitrines de Noël.
Tu te sens coupée de ton corps. Retrouver des sensations physiques. Un massage, un soin du corps ou un soin des pieds.
Tu manques de douceur et de réconfort. Du chaud, du lent, du plaisir. Une pause gourmande consciente (gaufre, boisson chaude).
Tu te sens dispersée, désancrée. Revenir au présent. Flâner dans un marché de Noël, sans agenda.
🌿 À retenir avant les fêtes
  • Tu as le droit de t’offrir des pauses, même quand tout semble urgent.
  • Le corps sait se réguler quand on lui laisse de l’espace.
  • Une pause n’a pas besoin d’être longue pour être efficace.
  • Le plaisir, la lenteur et le toucher font partie du soin.
  • Se sentir vivre passe parfois par une simple sensation choisie.

🌿 En attendant les fêtes…

Ces pauses ne changeront pas toute une vie.
Mais elles peuvent changer un moment, une journée, une respiration.

Dans une période où tout demande beaucoup,
s’offrir une pause pour se sentir vivre n’est pas un luxe.

C’est une façon douce de rester reliée à soi.
En attendant que le rythme ralentisse.
En attendant le printemps.

Si Noël réveille une peur diffuse, une fatigue émotionnelle ou une pression difficile à porter, ces articles peuvent t’accompagner, à ton rythme :

– Comprendre et traverser la peur de Noël (natalophobie)
– Alléger la charge mentale de Noël et éviter le surmenage
– Mettre en place un budget de Noël réaliste, sans culpabilité

❓ FAQ – 7 pauses bien-être avant les fêtes

Est-ce que ces pauses sont utiles même si je n’ai que 30 minutes ?

Oui. Une pause courte, mais vécue pleinement, peut déjà aider le corps à redescendre. L’idée n’est pas de faire “parfait”, mais de s’offrir un moment réel, même bref.

Quelle pause choisir quand je suis en surcharge émotionnelle ?

Les pauses qui régulent le mieux le stress sont souvent celles qui passent par le corps : un bain de forêt, une marche lente, ou un soin (mains, pieds, massage). Choisis celle qui te demande le moins d’effort aujourd’hui.

Et si je n’ai pas envie des fêtes, est-ce que je peux quand même faire ces pauses ?

Bien sûr. Ces pauses ne sont pas là pour te forcer à “aimer Noël”. Elles sont là pour t’aider à traverser décembre avec plus de douceur, quel que soit ton état émotionnel.

Est-ce que se faire plaisir (gaufre, marché de Noël) compte vraiment comme du bien-être ?

Oui, si c’est vécu consciemment et sans culpabilité. Le plaisir simple, sensoriel, peut aider à relâcher la tension et à te reconnecter à ton corps.

Comment éviter que ces pauses deviennent une charge mentale de plus ?

Choisis une seule pause à la fois. Pas de planning parfait. Si une pause te fatigue rien qu’à l’idée, ce n’est pas la bonne aujourd’hui. Le but est de t’alléger, pas de te rajouter une obligation.

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